DIP

Le DIP – de Seth Godin – Apprenez quand continuer et quand vous devez vous arrêter

   

 

Seth Godin est un entrepreneur américain. Il a notamment été responsable du marketing direct de Yahoo. Celui-ci est aujourd’hui un auteur et conférencier à succès sur des problématiques du marketing.

Ce livre de Seth Godin est le plus accessible jusqu’ici. 
À l’instar de Qui a piqué mon fromage ? Le Dip n’est pas un livre de marketing ou d’affaires traditionnel, car tout le monde peut s’en servir pour se tirer d’une situation commerciale ou personnelle difficile.
Court, brillant et direct, il m’a été d’une grande utilité lorsque j’ai du prendre des décisions importantes sur certains choix (parfois difficiles) que j’ai du prendre.

Ce livre (et le résumé ci-dessous) vous sera d’une grande utilité si actuellement vous hésitez sur votre entreprise, sur un projet personnel ou professionnel et de manière plus globale, il vous aidera à vous poser les bonnes questions.

LE DIP

(Défi impossible ou possible)

 

Un petit livre qui vous enseignera quand renoncer (et quand persévérer)

 

L’ancien adage est faux – il arrive aux gagnants de renoncer et à ceux qui renoncent de gagner.

 

Tout nouveau projet (ou emploi, ou passe-temps ou entreprise) est exaltant et amusant au début. Par la suite, les choses se corsent et perdent de leur agrément, jusqu’à frapper le creux de la vague : vraiment difficile, et vraiment plus amusant du tout.

 

Et puis vous en venez à vous demander si le jeu en vaut la chandelle.

 

Il se peut que vous soyez dans un DIP, à savoir un revers de fortune temporaire que vous surmonterez si vous continuez d’aller de l’avant. Toutefois, il se peut que ce soit en réalité une situation sans issue tout en restant concentrées et motivées lorsque cela compte réellement.

 

Les gagnants renoncent vite, renoncent souvent et renoncent sans éprouver de culpabilité – jusqu’à ce qu’ils résolvent de vaincre le bon DIP pour les bonnes raisons. En fait, les gagnants recherchent le DIP.

 

Ils réalisent que plus la barrière est haute, plus grande sera la récompense s’ils la franchissent. Si vous parvenez à prendre la tête dans votre domaine, vous obtiendrez plus que votre juste part de bénéfices et de gloire, et vous vous assurerez la sécurité à long terme.

 

Les perdants, par contre, tombent dans deux pièges courants. Soit qu’ils négligent de persévérer lorsqu’ils sont dans le DIP – ils arrivent au moment de vérité et abandonnent la partie – soit qu’ils ne trouvent jamais le bon DIP à conquérir.

 

 

J AI ENVIE DE BAISSER LES BRAS

 

Presque tous les jours, en fait. Pas toute la journée, bien entendu, mais par moments.

 

Je parie que vous avez-vous aussi de ces moments là.

 

Si vous êtes le genre de personne très performante et axée sur vos objectifs qui se met à lire un livre comme celui-ci, vous avez probablement l’habitude de vous heurter à des obstacles. Des obstacles professionnels, personnels,…etc.

 

La plupart du temps, nous surmontons les obstacles en persévérant. Il arrive que nous nous découragions et que nous nous tournions vers des écrits inspirants, comme ceux de Vince Lombardi : « Ceux qui renoncent ne gagnent jamais et les gagnants ne renoncent jamais ».

 

Mauvais conseil.

 

Les gagnants renoncent tout le temps. Ils renoncent simplement aux choses auxquelles il convient de renoncer, et cela, au bon moment.

 

La plupart des gens renoncent à des choses. C’est seulement qu’ils ne renoncent pas en pleine réussite.

 

En fait, beaucoup de professions et d’entreprises privées tirent avantage de ceux qui renoncent – La société présume qu’ils baisseront les bras. En fait, les entreprises et les organisations comptent là-dessus.

 

Si vous découvrez les systèmes ayant été mis en place dans le but d’encourager le renoncement, vous aurez plus de chances de les déjouer.

 

Et une fois que vous aurez compris en quoi consiste le gouffre habituel dans lequel tant de gens tombent, vous vous rapprocherez un peu de la victoire.

 

Des avantages extraordinaires sont réservés à la petite minorité de gens qui sont capables d’aller juste un peu plus loin que la plupart.

 

Des avantages extraordinaires sont également réservés à la petite majorité de gens qui ont le courage de renoncer tôt pour centrer leurs efforts sur quelque chose de nouveau.

 

Dans les deux cas, il s’agit de devenir le meilleur au monde.

 

De surmonter les difficultés et d’en sortir vainqueur.

 

Renonce aux mauvaises choses.

Persévère dans les bonnes choses.

Aie le courage de faire l’un ou l’autre

 

 

 Les raisons pour lesquelles le premier rang compte

 

Les gens ne disposent pas de beaucoup de temps et ne souhaitent pas courir beaucoup de risques.

 

Vous n’êtes pas la seule personne à chercher le meilleur choix. Tout le monde le fait. Résultat : les récompenses destinées à celui qui occupe la première place sont immenses.

 

 

La deuxième raison pour laquelle il y a de si grands avantages à être en tête du peloton est légèrement plus subtile. Être en tête du peloton compte parce qu’il n’ya de la place au sommet que pour quelques-uns. La rareté donne du prix au fait de se trouver au sommet.

 

D’où provient la rareté ? Elle provient des obstacles que les marchés et notre société établissent. Elle vient du fait que la plupart des compétiteurs baissent les brais bien avant d’avoir crée quelque chose qui leur ferait atteindre le sommet. C’est ainsi que les choses sont censées être.

 

Le meilleur au monde

 

Quiconque vous engage, achète chez vous, vous recommande, vote pour vous ou fait ce que vous voulez qu’il fasse se demandera si vous êtes le meilleur choix possible.

 

Meilleur comme dans : meilleur pour lui ou elle, à l’instant même, selon ce qu’il ou elle croit et ce qu’il ou elle sait. Et au monde comme dans : son monde, le monde auquel il ou elle a accès.

 

Le mot «monde » a un sens très vaste.

 

Le marché de masse touche à sa fin. Il n’existe plus une seule meilleure chanson ou une seule meilleure sorte de café. Aujourd’hui, il existe un million de micro-marchés, mais chaque micro-marché a encore son meilleur.

 

Meilleur est subjectif. C’est à moi (le consommateur) de décider, et non à vous.

 

C’est le monde que je définis, à mon gré ou selon mes préférences. Soyez le meilleur dans mon monde, et vous m’aurez, à votre avantage, dés aujourd’hui.

 

Le monde s’agrandit, car je peux maintenant regarder partout pour trouver quelque chose (ou quelqu’un). Cela signifie que la variété est renversante, que je peux définir mon monde exactement en fonction de mes intérêts et que je peux opter pour mes préférences partout sur la planète.

 

Le problème de l’infini

 

L’ennui avec l’infini, c’est qu’il y en a trop.

 

Et dans à peu près n’importe quel marché, le nombre de choix qui s’offrent à nous est quasiment infini. Devant l’infini, les gens paniquent.

 

Il arrive qu’ils n’achètent rien.

 

Devant un nombre infini de choix, beaucoup de gens optent pour le chef de file.

 

Les succès de librairie se vendent encore plus que les titres du catalogue de fonds.

 

La plus grande erreur que les gens font à l’école

 

Presque tout ce que l’on apprend à l’école au sujet de la vie est faux, mais il se peut que la plus grande de ces faussetés soit celle-ci : Avoir de l’expérience, c’est la clef du succès.

 

Lorsque vous rentriez de l’école avec deux A, un B+ et trois B, vous vous débrouilliez bien.

 

Imaginez que le pauvre garçon qui avait un A+ et quatre C.

 

Bonté divine qu’il était dans le pétrin.

 

Projetez-vous quelques décennies après ces années d’école, et réfléchissez aux décisions que vous prenez aujourd’hui – au sujet du médecin à choisir, du restaurant où manger ou du comptable à engager.

 

Quand cherchez-vous quelqu’un qui réussit bien dans les choses que vous n’avez pas besoin qu’il fasse ? Quand espérez-vous que votre comptable soit un conducteur prudent et un bon golfeur ?

 

Dans le contexte d’un marché libre, nous récompensons les gens exceptionnels.

 

 

La magie de renoncer en grand

 

La plupart des gens vous diront qu’il vous faut persévérer – y consacrer plus d’efforts, plus d’heures, plus de formation et plus de travail assidu.

 

« Ne renoncez pas ! » vous implorent-ils.

 

Toutefois, si tout ce que vous avez à faire pour réussir consiste à ne pas renoncer, pourquoi alors les organisations moins motivées que vous réussissent-elles ? Pourquoi les personnes moins talentueuses que vous gagnent-elles ?

 

Pour le comprendre, il s’agit entre autres choses de saisir l’architecture du renoncement et , croyez-le ou non, de renoncer à beaucoup plus de choses que vous ne le faites actuellement.

 

Le renoncement stratégique, voilà le secret des organisations prospères. Le renoncement réactif et le renoncement en série sont un fléau pour ceux qui cherchent ardemment (en vain) à obtenir ce qu’ils souhaitent obtenir. Ils renoncent lorsque les choses se corsent et s’acharnent lorsqu’ils n’ont pas le courage de renoncer.

 

Dans la vie, presque tout ce qui vaut la peine d’être fait est sous la maîtrise d’un DIP

 

Au début, lorsque vous commencez quelque chose, c’est amusant. Qu’il s’agisse de vous initier au golf, à l’acuponcture, au pilotage ou à la chimie, peu importe ; vous trouvez cela intéressant, et vous obtenez beaucoup de commentaires positifs de la part des gens de votre entourage.

 

Au cours des jours et des semaines qui suivent, vos progrès rapides vous font continuer. Quelle que soit la nouvelle chose que vous êtes en train d’apprendre, c’est facile de s’y consacrer.

 

Et puis le DIP se produit.

 

Le DIP, c’est le travail de longue haleine qui sépare les débuts de la maîtrise. Un travail de longue haleine qui constitue en réalité un raccourci, car il vous conduit à destination plus vite que tout autre chemin.

 

Comme nous l’avons vu, la rareté est le secret de la valeur. S’il n’y avait aucun DIP, il n’y aurait aucune rareté.

 

Note importante : Les gens qui connaissent la réussite ne se contentent pas de subir le DIP. Ils ne font pas que boucler leur ceinture et y survivre. Non, ils tirent des leçons du DIP. Ils redoublent d’acharnement, changeant les règles en cours de route. Le simple fait de savoir que vous vous trouvez dans un DIP ne signifie pas pour autant que vous deviez le vivre avec bonheur. Les DIP ne durent pas aussi longtemps quand on les réduit le plus possible

 

 

 

La situation sans issue

 

La situation sans issue (cul de sac) est tellement simple qu’elle n’exige pas même de tableau. Il s’agit d’une situation dans laquelle vous travaillez, travaillez et travaillez, sans que grand-chose ne change. Les choses ne s’améliorent pas vraiment, et n’empirent pas vraiment non plus. Elles sont ce qu’elles sont.

 

Voilà pourquoi ce genre d’emploi est qualifié d’emploi sans possibilité d’avancement.

 

Il n’ya pas grand-chose à dire au sujet de la situation sans issue, sauf qu’il faut prendre conscience de son existence et de la nécessité d’en sortir le plus vite possible lorsqu’on se retrouve face à une telle situation.

 

C’est parce que la situation sans issue vous empêche de faire autre chose.

 

Le prix à payer lorsqu’on investit sa vie dans quelque chose qui ne s’améliorera pas est tout simplement trop élevé.

 

C’est tout.

 

Persévérer dans les DIP qui sont susceptibles de bien tourner et renoncez aux situations sans issue afin de vous concentrer sur vos ressources. C’est tout.

 

Si le jeu en vaut la chandelle, il y aura probablement un DIP à surmonter

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Il y a un DIP au tennis. La différence entre un joueur de club médiocre et un champion régional ne se résume pas à un talent inné ; il s’agit en fait de la capacité de persévérer durant les périodes où il serait simplement plus facile de baisser les bras. Il y a un DIP¨aussi en politique. C’est beaucoup plus amusant de remporter une élection que de la perdre, et tout le processus repose sur le fait que beaucoup de gens se lancent alors que la plupart renoncent.

 

Le DIP crée la rareté ; la rareté crée la valeur.

 

 

La situation sans issue et la falaise sont des courbes qui conduisent à l’échec

 

Si vous vous retrouvez face à l’une ou à l’autre de ces deux courbes, vous devez renoncer. Pas sous peu, mais maintenant. A mon avis, ce qui nuit le plus à la réussite dans la vie, c’est notre incapacité de sortir de ces courbes assez tôt.

 

Il est facile de se plaindre que le conseil qui renferme le présent petit livre est on ne peut plus évident. Après tout, qui ignore encore que le secret de la réussite consiste à réussir, que de fournir un produit ou un service exceptionnel est la chose à faire, et qu’on ne devrait pas abandonner la partie face à l’adversité ?

 

Le DIP, c’est là où la réussite se produit

 

Si vous ne l’avez pas encore réalisé, le secret de votre réussite réside dans le DIP.

 

Les gens qui investissent le temps, l’énergie et les efforts nécessaires pour se propulser hors du DIP – sont ceux qui deviennent les meilleurs au monde. Ils rompent le système, car au lieu de passer à autre chose, de se réaliser légèrement mieux que la moyenne et de se contenter de ce qu’ils ont, ils relèvent le défi.

 

Pour une raison ou pour une autre, ils refusent de renoncer à leur quête et persévèrent durant le DIP jusqu’à atteindre le niveau supérieur.

 

Votre marché est compétitif, et rempli de gens qui relèvent des défis tous les jours. Ce sont les défis incroyablement difficiles (les DIP) qui procurent l’occasion d’aller résolument de l’avant.

 

Dans un monde compétitif, l’adversité est le chemin qui s’offre à vous. Plus les choses se corseront, plus grandes seront vos chances de distancer vos concurrents. Si cette même adversité vous amène cependant à renoncer, vous aurez tout fait pour rien.

 

Ce que Jack savait

 

Lorsque Jack Welch restructura Général Electric, la décision la plus marquante qu’il prit est la suivante : « SI nous ne pouvons nous hisser à la première ou à la deuxième place dans un secteur d’activité, nous devons le quitter. »

 

Pourquoi vendre une division valant des milliards de dollars qui est plutôt rentable et qui occupe le quatrième rang dans sa part du marché ? C’est facile. Parce qu’elle distrait l’attention de la direction. Elle siphonne les ressources, le capital, la concentration et l’énergie. Et par-dessus tout, elle enseigne aux gens qui composent l’organisation qu’il est acceptable de ne pas être la meilleure au monde.

 

Jack renonça aux situations sans issue. Ce faisant, il libéra les ressources qui lui permirent de tirer ses autres entreprises hors du DIP.

 

 

La raison pour laquelle nous sommes là

 

Si je pouvais offrir un seul sujet d’inspiration, ce serait celui-ci : Le DIP, c’est ce qui explique que vous en soyez rendu là. Que vous fassiez de l’haltérophilie, que vous négociez une vente, que vous postuliez un emploi ou que vous plongiez pour récupérer une balle de tennis, vous avez fait un investissement énorme. Vous avez investi temps, argent et efforts pour arriver là où vous en êtes. Vous avez acquis l’équipement, l’instruction et la réputation…tout cela pour que vous puissiez maintenant affronter ce DIP.

 

Il ne suffit pas de survivre à la traversée de ce DIP. Vous obtenez ce que vous méritez lorsque vous accueillez favorablement le DIP et vous l’abordez comme l’occasion qu’il est en réalité.

 

Le  mensonge de la diversification – ce que savent les pics-bois

 

Les travailleurs acharnés et motivés pensent trouver dans la diversification un moyen naturel pour exploiter leur énergie et leur motivation. Se diversifier leur semble être la chose à faire. Intégrer un nouveau marché, postuler un emploi dans un nouveau domaine, se mettre à un nouveau sport. Sait-on jamais ? Cette fois-ci pourrait bien être la bonne, se disent-ils.

 

Et pourtant, la vraie réussite est réservée à ceux qui persévèrent avec ténacité. La concentration qui vous conduira à travers le DIP jusque de l’autre coté aura pour récompense l’intégration à un marché en quête du meilleur au monde.

 

Le pic-bois peut piquer vingt fois mille arbres et n’arriver à rien d’autre qu’à se tenir occupé. OU encore, il peut piquer vingt mille fois le même arbre et en tirer un repas.

 

La plupart des gens craignent de renoncer

 

Il est plus facile de faire dans la médiocrité qu’il ne l’est d’affronter la réalité pour ensuite renoncer.

 

Renoncer n’est pas chose facile. Il faut pour cela que vous reconnaissiez que vous ne serez jamais le meilleur au monde. A tout le moins dans le domaine concerné. Il est donc plus facile de simplement remettre les choses au lendemain, de ne rien admettre, de vous contenter de la médiocrité.

 

Quel gaspillage !

 

Comment Arnold a surmonté le DIP

 

Chaque fois que la revue Men’s Health met en page couverture la photo d’un gars aux abdominaux bien visible, les ventes en kiosque montent en flèche. Pourquoi ? Eh bien si tout le monde avait de tels abdominaux, les hommes n’achèteraient probablement pas une revue qui leur enseignerait comment obtenir un tel physique.

 

La rareté même de cet attribut la rend attrayante.

 

L’haltérophilie est une science fascinante. En réalité, vous faites une ou deux minute de travail pour aucune autre raison que de fatiguer un muscle dans le but que les dernières secondes de travail amènent ce muscle à grossir.

 

Comme c’est le cas de la plupart des gens, vous vous servez de vos muscles chaque jour, et cela, toute la journée.
Mais ils ne grossissent pas pour autant. Vous ne ressemblez pas à Monsieur Univers parce que vous cessez d’utiliser vos muscles avant d’atteindre le moment où le stress les amène à commencer à grossir.

 

C’est la chose naturelle à faire, car un muscle fatigué procure un sentiment d’insécurité, et il fait mal.

 

Les gens qui s’entrainent avec succès en paient le prix durant la ou les deux premières minutes, pour ensuite en récolter tous les avantages à la fin. Par contre, ceux qui s’entraînent avec insuccès paient exactement le même prix, mais cessent quelques secondes trop tôt.

 

C’est dans la nature humaine de renoncer lorsque la douleur se fait sentir. Toutefois, c’est ce réflexe qui crée la rareté.

 

Le défi est simple : Renoncer au moment d’entrer dans le DIP n’’est pas une bonne idée. Si le voyage que vous avez commencé en valait la peine, vous ne ferez que gaspiller le temps que vous aurez investi jusqu’ici si vous renoncez au moment d’entrer dans le DIP, et vous deviendrez un lâcheur en série, quelqu’un qui commence beaucoup de choses, mais qui en accomplit peu.

 

La chose est simple : Si vous n’êtes pas en mesure de traverser le DIP, ne vous y engagez pas.

 

Si vous êtes capable d’embrasser cette simple règle, vous vous montrerez beaucoup plus judicieux dans le chois des voyages que vous commencerez.

 

 

Le mode pensée des superstars

 

Les superstars obtiennent ce qu’elles veulent parce qu’elles possèdent des compétences uniques. Les superstars obtiennent beaucoup plus que leur part de revenus, de respect et d’opportunités du fait qu’il y a très peu d’autres choix qui s’offrent à un client ou à un employeur à la recherche de l’extraordinaire.

 

Un agent immobilier superstar obtient de cinq à dix fois plus d’inscriptions qu’un agent ordinaire. Une avocate superstar obtient tout le travail qu’elle est capable de faire, quelle que soit sa spécialité. La superstar est la meilleure au monde dans ce qu’elle fait.

 

Si vous souhaitez être une superstar, vous devez trouver un domaine dans lequel il y a un DIP abrupt, une barrière entre ceux qui tentent leur chance et ceux qui réussissent. Et il vous faut parvenir de l’autre coté de ce DIP. Tout le monde n’est pas à la hauteur de cette tâche. Si c’était le cas, les superstars n’existeraient pas. Si vous choisissez ce chemin, c’est parce que vous réalisez qu’il y a un DIP, et que vous croyez être en mesure de le traverser. Le DIP est en réalité votre voie par excellence, car grâce à lui votre projet en vaut la peine (et empêche les autres de vous faire concurrence).

 

Vous devez trouver un DIP que vous êtes en mesure de conquérir, mais encore vous devez renoncer à toutes les situations sans issue dans lesquelles vous vous investissez actuellement en vain. Vous devez renoncer aux projets, aux investissements et aux entreprises qui ne vous offrent pas la même opportunité. La chose est difficile, mais d’une importance capitale.

 

Etre meilleur que 98% de la compétition convenait par le passé. Dans le monde de Google, cependant, cela ne mène à rien. A rien parce que tous vos compétiteurs, quelle que soit la chose que vous fassiez, peuvent vous rattraper en cliquant simplement sur leur souris. La seule position sur laquelle vous pouvez compter maintenant est celle du meilleur au monde.

 

Sept raisons lesquelles vous risquez de ne pas devenir le meilleur au monde

 

Le temps vous manque (et vous renoncez)

L’argent vous manque (et vous renoncez)

La peur vous envahit (et vous renoncez)

Vous ne prenez pas les choses au sérieux (et vous renoncez)

L’intérêt ou l’enthousiasme vous manque,  et vous vous contentez de la médiocrité (et vous renoncez)

 

Vous vous concentrez sur le court terme plutôt que sur le long terme (et vous renoncez lorsque le court terme s’avère trop difficile à réaliser)

 

L’important à se rappeler au sujet de ces sept choses, c’est que vous pouvez planifier en fonction d’elles. Vous pouvez savoir avant de commencer si vous avez ou non les ressources et la volonté nécessaires pour aller jusqu’au bout.

 

La plupart du temps, si vous ne parvenez pas à être le meilleur au monde, cela s’explique soit parce que vous avez mal planifié les choses, soit parce que vous avez renoncé avant d’atteindre votre but.

 

Est-il possible que vous ne soyez tout simplement pas assez bon ? Que vous (ou votre équipe) n’ayez tout simplement pas assez de talent pour être le meilleur au monde ? Bien sûr que cela est possible. Toutefois, dans presque tout domaine pertinent qui me vienne à l’esprit, je dirais que non, la chose est improbable. Vous êtes assez bon. La question est de savoir si vous emprunterez le raccourci qui vous permettra de devenir vraiment bon dans le domaine de votre choix.

 

Pourquoi la courbe ayant un DIP est-elle si répandue ?

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Quoi que vous fassiez dans la vie, ou pour le plaisir, cela repose probablement sur un système fondé sur le renoncement. Le renoncement crée la rareté ; la rareté crée la valeur.

 

 

La grande opportunité

 

Si vous arrivez à traverser le DIP, si vous arrivez à continuer d’avancer lorsque le système s’attend à ce que vous vous arrêtiez, vous obtiendrez des résultats extraordinaires. Les gens qui parviennent à surmonter le DIP sont réellement rares, ce qui fait qu’ils génèrent une plus grande valeur.

 

Si vous êtes le meilleur au monde, vous en partagez les avantages (les revenus, l’attention, les privilèges, le respect) avec seulement quelques personnes, organisations ou marques de commerce.

 

Vous le savez déjà. Vous n’êtes pas stupide, et vous avez remarqué durant toute votre vie que les grands avantages sont destinés à ceux qui ne renoncent pas. Et cela n’a pas changé jusqu’ici, alors pourquoi m’écouteriez-vous maintenant ?

 

La chose est simple. Tout est de savoir quelle histoire vous vous racontez. Vous avez grandi en croyant que le renoncement constitue un échec moral. Vous ressentez le renoncement comme une déception, un moment où  vous vous regardez en face et vous n’en croyez pas vos yeux. Bien entendu, vous faites de votre mieux. Toutefois, vous n’y arrivez pas.

Si seulement vous étiez quelqu’un de mieux, vous ne renonceriez pas.

 

Je préfèrerais que vous vous concentriez sur le choix de renoncer (ou de ne pas renoncer) en tant qu’occasion de vous hisser au sommet. Il ne s’agit pas d’éviter l’humiliation de l’échec, mais surtout de réaliser que le fait de renoncer aux choses qui ne vous intéressent pas, de laisser tomber ce dans quoi vous êtes médiocre ou mieux encore d’abandonner les situations sans issue aura pour effet de libérer vos ressources, ce qui vous permettra de vous concentrer intensément sur les DIP qui comptent.

 

Si vous avez l’intention de renoncer, renoncez avant de commencer. Rejetez le système. N’entrez pas même dans le jeu si vous réalisez qu’il vous sera impossible de devenir le meilleur au monde.

 

La moyenne est pour les perdants

 

Il est difficile de renoncer au bon moment. La plupart d’entre nous n’ont pas le courage de renoncer. Pire encore, face au DIP, il nous arrive de ne pas renoncer. Au lieu de cela, nous tombons dans la médiocrité.

 

La façon la plus courante de réagir au DIP consiste à jouer le jeu sans courir de risques. Faire un travail ordinaire, un travail irréprochable, un travail au-dessus de tout blâme.

 

Face au DIP, la plupart des gens font le nécessaire pour progresser vers la réussite en se conformant à la moyenne.

 

Cela explique précisément pourquoi si peu de gens en arrivent à devenir le meilleur au monde.

 

Pour être une superstar, vous devez faire quelque chose d’exceptionnel.

 

Ne survivez pas  simplement au DIP, mais servez-vous du DIP comme une occasion pour créer quelque chose de si extraordinaire que les gens ne pourront qu’en parler, que le recommander et, oui que le choisir.

 

La prochaine fois que vous ferez dans la médiocrité quand vous aurez envie de renoncer, prenez conscience que deux seuls choix s’offrent à vous : Renoncer ou vous montrer exceptionnel. La moyenne est pour les perdants.

 

 

Le renoncement n’a pas pour contraire « l’attente »

On a tort de percevoir le DIP comme étant statique, de s’imaginer n’être qu’un passager passif à bord d’un bateau qui avance lentement, qui se contente de rester assis là à broyer du noir pendant la traversée du DIP.

 

Le DIP est flexible. Il réagit aux efforts que vous y investissez. En fait, il se peut fort bien (dans presque tous les cas) qu’une action marquée de votre part empire considérablement la traversée du DIP. Ou l’améliore considérablement.

Lorsque la souffrance s’intensifie au point de vous disposer à renoncer, vous vous mettez dans la peau d’une personne qui n’a rien à perdre. Et la personne qui n’a rien à perdre possède un certain pouvoir. Vous pouvez opter pour le coup de grâce. Défier les autorités. Mettre à l’essai des solutions de rechange non encore tentées.

 

Renoncer dans le DIP correspond généralement à une décision à court terme, une mauvaise décision

Lorsque les gens renoncent, ils sont souvent concentrés sur les avantages à court terme. Autrement dit : « Si ça fait mal, arrête ! »

La souffrance à court terme a une plus grande incidence sur la plupart des gens que n’en ont les avantages à long terme, ce qui explique qu’il importe tant que vous amplifiiez les avantages à long terme de ne pas renoncer. Vous devez vous rappeler la vie qui vous attend de l’autre côté du DIP.

 

Les persévérant sont capables de visualiser l’idée de la lumière au bout du tunnel alors que les autres en sont incapables. En même temps, les plus intelligents perçoivent avec réalisme la nécessité de ne pas imaginer de la lumière là où il n’y en a pas.

 

Si vous n’avez pas ce qu’il faut pour atteindre le premier rang, autant renoncer dés maintenant

RENONCEZ !

 

Renoncer est parfois la chose à faire.

En fait, c’est souvent la chose à faire.

Vous devriez renoncer si vous êtes dans une situation sans issue. Vous devriez renoncer si vous vous trouvez devant une falaise.

 

Vous devriez renoncer si le projet auquel vous travaillez comporte un DIP qui ne vaut pas la récompense de la fin. Il est essentiel de renoncer aux projets qui ne mènent nulle part si vous souhaitez persévérer quand il le faut. Vous n’avez pas le temps, la passion ou les ressources nécessaires pour être le meilleur au monde dans tous les cas.

 

Renoncer à une tactique ou renoncer à une stratégie ?

Il ne s’agit pas d’abandonner la partie et de renoncer à votre stratégie à long terme, mais de renoncer aux tactiques qui ne fonctionnent pas.

Sortir d’une situation sans issue ne constitue pas un échec moral. C’est simplement la chose intelligente à faire. Voir venir une falaise bien à l’avance n’est pas signe de faiblesse. Cela démontre plutôt de la perspicacité et du courage. Cela libère votre énergie en vue du DIP.

 

Renoncer n’est pas synonyme d’échec

Le renoncement stratégique constitue une décision que vous prenez consciemment en fonction des choix qui s’offrent à vous. Si vous réalisez que vous vous heurtez à une situation sans issue comparée à ce en quoi vous pourriez être en train d’investir, le renoncement ne constitue pas seulement un choix raisonnable, mais aussi un choix intelligent.

Par contre, l’échec signifie que votre rêve est terminé.

L’échec se produit lorsque vous baissez les bras, lorsque aucune autre option ne s’offre à vous ou lorsque vous renoncez si souvent que vous en venez à épuiser votre temps et vos ressources.

C’est facile de se tordre les mains de désespoir en contemplant l’échec. Renoncer intelligemment, toutefois, constitue un excellent moyen d’éviter l’échec.

 

Composer avec la situation constitue une mauvaise solution de rechange contre le renoncement

Composer avec la situation, voilà ce que les gens font lorsqu’ils tentent de se tirer d’affaire. Ils composent avec un mauvais emploi ou une tâche difficile. L’ennui avec le fait de composer ainsi, c’est que cela ne nous conduit jamais à un rendement exceptionnel. Un travail médiocre résulte rarement d’un manque de talent, mais souvent d’une situation sans issue. Tout ce à quoi aboutit le fait de composer, c’est de gaspiller votre temps et de mal employer votre énergie. Si le mieux que vous puissiez faire, c’est de composer, vaut mieux que vous renonciez.

Renoncer vaut mieux que composer, car le renoncement vous libèrent afin que vous puissiez exceller à autre chose.

 

« Ne renoncez jamais ! »

Quel conseil exceptionnellement mauvais !

Ne jamais renoncer ? Ne jamais renoncer à mouiller son lit ? OU à l’emploi qu’on avait chez Burger King au lycée ? Ou à vendre un produit qui est maintenant dépassé ?

Un instant ! L’entraineur ne nous a-t-il pas dit que c’était une mauvaise idée de renoncer ?

En fait, renoncer en tant que stratégie à court terme est une mauvaise idée. Renoncer en ayant des objectifs à long terme est une excellent idée.

Je crois que le conseiller voulait dire : « Ne renoncez jamais à quelque chose ayant un excellent potentiel à long terme simplement parce que vous n’arrivez pas à supporter le stress pour l’instant.

 

L’orgueil est l’ennemi de celui qui renonce intelligemment

L’orgueil même qi explique qu’une personne poursuive encore la même carrière des années après que celle-ci a perdu son attrait et son caractère amusant. L’orgueil même qui garde un restaurant ouvert bien longtemps après qu’il est clair que les affaires ne reprendront tout simplement pas.

Devant une situation sans issue, pour quelle raison persévérez-vous ? Etes-vous trop orgueilleux pour renoncer ?

 

Si les gens se sentent vraiment bien après avoir renoncé à un projet qui ne mène à rien, c’est en partie parce qu’ils découvrent qu’on survit à une blessure de l’orgueil. On trouve le courage de renoncer, on se prépare à voir son égo voler en éclats, puis tout rentre dans l’ordre.

Si l’orgueil est la seule chose qui vous empêche de renoncer, s’il n’y a aucun DIP à traverser, c’est probablement que vous êtes en train de perdre un temps fou et énormément d’argent à défendre quelque chose qui guérira très rapidement.

 

Trois questions à se poser avant de renoncer

Si vous songez à renoncer, vous avez alors réussi. Prendre conscience que de renoncer mérite votre concentration et votre considération constitue le premier pas à faire pour devenir meilleur. Le pas consiste à se poser trois questions.

 

Question 1 : Suis-je en train de paniquer ?

Renoncer n’est pas synonyme de paniquer. La panique n’est jamais préméditée. La panique nous assaille, elle nous empoigne, elle agit sur le coup.

 

Renoncer sous l’emprise de la panique s’avère dangereux et coûteux. Comme nous l’avons vu, ceux qui renoncent le mieux sont ceux qui décident à l’avance quand ils vont renoncer. Vous pouvez toujours renoncer plus tard ; il vaut donc mieux que vous attendiez de cesser de paniquer pour en décider.

Lorsque les pressions poussent le plus à faire des compromis, à baisser les bras ou à se contenter de moins que nécessaire, votre désir de renoncer devrait être au plus bas. La décision de renoncer se prend souvent sous l’impulsion du moment, mais c’est justement le mauvais moment pour prendre une décision aussi cruciale. Si tant d’entre nous renoncent au milieu d’un DIP, c’est parce que sans compas ou plan la chose la plus facile à faire consiste à renoncer. Or, bien que cette voir soit la plus facile à emprunter, elle est également la moins garante de succès.

 

Question 2 : Qui suis-je en train d’essayer d’influencer ?

Vous efforcez-vous de réussir dans un marché ? D’obtenir un emploi ? D’entraîner un muscle ?

 

Si vous considérez la possibilité de renoncer, c’est très certainement parce que vous ne réussissez pas très bien actuellement à exercer une influence. Si vous avez téléphoné en vain à un client potentiel une dizaine de fois, vous en êtes contrarié et vous considérez la possibilité de renoncer. Si vous avez un patron qui est constamment sur votre dos, vous considérez la possibilité de quitter votre emploi. Et si vous avez un produit à commercialiser qui ne semple pas prendre, vous demandez si vous devriez abandonner ce produit et en essayer un autre.

Si vous tentez d’influencer une seule personne, la persévérance a ses limites. Il est facile de franchir le pas entre démontrer votre vif intérêt et agir comme une peste. Si vous ne l’avez pas encore influencée, il se peut fort bien que l’heure soit venue pour vous de renoncer.

Une personne ou une organisation se comportera différemment qu’un marché de gens. Une personne a un agenda particulier et une perception du monde qui lui est propre. Une personne se fera une idée et pour réussir, vous devrez la faire changer d’idée. Or, il est difficile, si ce n’est impossible, de faire changer quelqu’un d’idée.

Si vous tentez d’influencer un marché, toutefois, les règles sont différentes. Bien entendu, certaines personnes qui composent un marché vous ont considéré (et vous ont même rejeté). Cependant, la plupart des gens de ce marché n’ont jamais même entendu parler de vous. Le marché n’est pas d’un seul avis. Différentes personnes de ce marché recherchent différentes choses.

 

Influencer une personne, c’est comme escalader un mur.

Si vous parvenez à franchir le mur dés les premières tentatives, vous êtes gagnant. Dans le cas contraire, vous découvrirez souvent que le mur gagne en hauteur à chaque tentative.

 

Influencer un marché, par contre,  c’est plus comme grimper au sommet d’une colline qu’escalader un mur. Vous pouvez faire des progrès, un pas à la fois, et tandis que vous montez, les choses deviennent en réalité plus faciles. Les gens d’un même marché parlent entre eux. Ils s’influencent les uns les autres. Chaque progrès que vous faites s’en trouve donc amplifié.

 

Question 3 : Quel genre de progrès mesurables suis-je en train de faire ?

 

Si vous tentez de réussir dans un emploi, une relation ou une tâche, soit que vous alliez de l’avant, soit que vous accusiez du retard, soit que vous fassiez du surplace. Voilà les trois seuls choix.

Pour réussir à atteindre la lumière au bout du tunnel, vous devez dans une certaine mesure faire des pas vers l’avant, aussi petits puissent-ils être. Trop souvent, on s’enlise dans une situation dans laquelle le renoncement semble trop pénible, ce qui fait qu’on y reste tout simplement. Ce choix, décider d’y rester en dépit de l’absence de progression, n’est que pur gaspillage parce que le refus de renoncer vient de vous coûter une opportunité – Vous pourriez faire un bien meilleur usage, et bien plus agréable, de votre temps.

Les progrès ne se mesurent pas forcément par une augmentation de salaire ou une promotion. La chose peut s’avérer plus subtile, mais il doit s’agir de plus qu’un mantra, qu’un simple « survivre, c’est réussir ». Le défi à relever consiste donc à susciter de nouveaux évènements marquants là où vous vous étiez attendu par le passé à ce qu’il n’y en ait aucun.

SI vous avez une petite entreprise et que vous vous employez à satisfaire quelques clients, il convient de continuer de les entretenir, car il se peut qu’au fil du temps ces clients vous en amènent de nouveaux. Vous pouvez mesurer vos progrès grâce au nombre de clients qu’on vous envoie et de la croissance des ventes. Votre cohérence et votre présence sur le marché suffisent à elles seules à justifier vos efforts (parfois). Si, par contre, votre entreprise ne favorise pas le bouche à oreille, n’attire pas de nouveaux clients et ne va pas de l’avant, pourquoi au juste vous y accrochez-vous ?

Lorsque vous tentez d’influencer tout un marché, la valeur du refus de renoncer est plutôt grande. Oui, vous devriez probablement vous empresser de renoncer à une tactique de marketing qui n’est pas rentable ou même à une caractéristique de produit en particulier qui ne plaît pas à la clientèle ciblée. Cependant, votre engagement envers le marché doit être au-dessus de tout doute ; il vous sera beaucoup moins coûteux et beaucoup plus facile de fonder votre entreprise dans un marché donné qu’il ne l’est de passer d’un marché à un autre jusqu’à ce que vous en trouviez un susceptible de vous faire connaître une réussite éclair.

Prenons une minute pour y réfléchir. Quitter un emploi ne revient pas à renoncer à subvenir à vos besoins, à faire une différence ou à avoir une incidence. Le renoncement à un emploi n’est pas forcément synonyme de défection. Un emploi n’est qu’une tactique, un moyen d’obtenir ce à quoi vous aspirez réellement. Dés que votre emploi vous conduit à une situation sans issue, il va de soi que vous deviez le quitter et étendre votre quête à un marché plus vaste, car chaque jour qui passe sans que vous agissiez reporte la réalisation de votre but à plus tard.

L’attrait du refus de renoncer, et la source de toutes les histoires qui incitent à persévérer, proviennent presque toujours des gens qui progressent au sein d’un marché. Quand on entend parler d’un auteur qui a essuyé trente refus avant de signer un contrat avec un éditeur ou d’une star née du jour au lendemain après avoir payé ses cotisations syndicales pendant toute une décennie en travaillant dans des cafés, on voit combien la persévérance est rentable.

Par conte, quand avez-vous entendu parler pour la dernière fois d’une personne qui s’est accrochée à un emploi sans possibilité d’avancement, à une relation sans issue ou à un client potentiel sans possibilité de vente jusqu’à ce que soudain, un jour, on vous dise : « Ca alors, j’admire vraiment votre persévérance ; améliorons donc notre relation » ? Ca ne se produit jamais.

 

Renoncer avant même de commencer

Voici un devoir pour vous : Mettez-le par écrit. Indiquez dans quelles circonstances vous êtes prêt à renoncer. Et quand. Et tenez-vous en ensuite à ce que vous avez écrit.

 

Décider à l’avance quand renoncer

Voici donc le tout premier outil. SI le renoncement correspond à une décision stratégique qui vous permettra de faire des choix éclairés sur le marché, vous devriez élaborer votre stratégie de renoncement avant que le malaise se fasse sentir.

S’il n’est pas indiqué de renoncer face au DIP, il est tout indiqué de renoncer face à une situation sans issue. Le plus difficile, c’est d’arriver à avoir cette perspective des choses lorsque vous souffrez, vous êtes contrarié ou pris dans une situation. Voilà en quoi le fait de fixer vos limites avant le début est si efficace.

 

Choisissez votre DIP

La leçon est simple : Si vous avez tout ce que vous avez, utilisez-le.  Servez-vous en pour devenir meilleur, pour changer le jeu, pour établir le programme de tout le monde. Vous ne pouvez y arriver qu’en mobilisant toutes vos ressources pour vous permettre de surmonter le plus grand DIP possible. Pour traverser ce DIP, vous devrez renoncer à tout le reste. SI cela ne fera pas la moindre différence, renoncez. Dés maintenant. Renoncez et servez-vous du vide que cela créera afin de trouver l’énergie nécessaire pour vous attaquer au DIP qui compte.

 

Allez-y , faites bouger les choses. Nous attendons !

 

 

QUESTIONS :

 

S’agit-il d’un DIP, d’une falaise ou d’une situation sans issue ?

S’il s’agit d’une situation sans issue, comment puis-je faire pour la changer en DIP ?

Ma persévérance portera-t-elle ses fruits à la longue ?

Suis-je engagé envers une seule personne (ou organisation) ou mes interventions dans cette situations s’étendent-elles à tout le marché ?

Quand devrais-je renoncer ? Je dois en décider maintenant, et non lorsque je serai au beau milieu de la situation ou qu’une partie de moi me suppliera de renoncer.

SI je renonce à cette tâche, cela augmentera t il ma capacité de surmonter le DIP dans un domaine plus important ?

Si mon travail me plaît, est-ce le moment de le quitter ?

Ne rien faire vaut-il mieux que de planifier de renoncer pour ensuite faire quelque chose d’exceptionnel ?

 

Si la chose vous fait peur, c’est possible qu’elle vaille la peine que vous tentiez le coup

 

 

Ma note: 4,5/5

J’ai personnellement beaucoup apprécié ce petit livre qui se lit très facilement.

Notamment le concept de « choisir » le bon DIP à traverser.

En gros, quitte à mettre de l’énergie, de la sueur, du travail, de l’argent et du temps, autant le faire dans un projet qui nous motive vraiment, qui nous correspond et dans lequel nous sommes vraiment prêts à nous y investir totalement.

J’aurais aimé lire ce livre bien avant. Cela m’aurait été fort utile pour savoir quand « abandonner » certains projets et reconnaître le ou les projets dans lesquels m’investir.

 

Certains font un travail par « dépit » et sont malheureux dans ceux qu’ils font…Et aussi fou que cela puisse paraître, même chez les entrepreneurs!

Avant de vous lancer, je vous recommande vraiment de lire cet ouvrage (même si actuellement vous êtes salariés cela peut vous être utiles).

 

 

 

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