Sun

Interview d’un pharmacien à succès – Comment avoir sa pharmacie

   

Comment créer sa pharmacie – Interview d’un pharmacien à succès

 

Interview de Sunvirak, un entrepreneur pharmacien de 28 ans
Plusieurs pharmacies à son actif et à son âge et possédant plusieurs biens immobiliers

 

Interviewer :                         Alors, bonjour, ici Alex du site des Mentors pour entreprendre. Bienvenus à ce premier [podcast], je suis en présence de Sunvirak. Sunvirak qui est un jeune entrepreneur de 28 ans, il a actuellement plusieurs pharmacies à son actif, et sur le point d’acheter également dans l’immobilier.

Donc, nous allons voir avec lui quels sont ses secrets de réussite qui lui ont permis d’arriver là où il est actuellement. Monsieur Sunvirak, bonjour.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                 Bonjour.

Interviewer :             Pourrais-tu nous décrire ton parcours.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :               Oui, alors, j’ai fini la faculté il y’a 3 ans. Donc, j’ai fait un cursus classique, le cursus de six ans en [pharmacie], purement universitaire les quatre premières années, après cinquième, sixième année, j’ai plus travaillé aussi en entreprise, en l’occurrence en [morphine],  puisque je me suis spécialisé là-dedans.

Et j’ai diverses expériences qui m’ont permis de me développer avant de me lancer. On pourra les aborder plus tard. Après, donc, quand j’ai fini mes six années, je me suis lancé dans l’année.

C’est-à-dire, j’ai lancé, à la fin, j’ai travaillé peut être trois, quatre mois en tant qu’employé, et je me suis lancé directement après dans la [profession], donc, c’était il y’a trois ans.

Puis, là maintenant, j’en ai plusieurs, puis comme tu l’as dit, je vais investir en immobilier cette année, là j’attends mon tour d’ailleurs. (Rire).

Interviewer :                         D’accord, tu vas me dire que tu as eu une expérience de trois, quatre mois. C’était une expérience en tant que salarié, en tant que stagiaire ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                          Trois ou quatre mois, je parle en tant qu’employé pûr en tant que pharmacien diplômé, thêsé. En fait, pour pouvoir faire ça, j’ai fait mes études avant. Mais, pour tout ce qui était la base, c’est-à-dire la technicité en tant que pharmacien assistant dans la délivrance, et en tant que professionnel de santé, j’ai fait bien plus tôt, c’est-à-dire, dès la troisième année, là où j’ai commencé à travailler, à délivrer comme un pharmacien.

Et ma première expérience en pharmacie est arrivée très tôt, en fait, donc, j’ai été formaté très tôt pour faire ce que je suis entrain de faire à l’heure actuelle, c’est-à-dire j’étais formaté depuis la troisième année, la troisième du collège, j’ai commencé à avoir ma première expérience en pharmacie. C’était la troisième année du collège.

Interviewer :                         D’accord, ok. Quand tu dis que tu as été formaté, c’est-à-dire que c’est tes parents qui ont voulu que tu deviennes pharmacien ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                       Oui. Tout à fait. Et ce qui, en fait, m’a donné un avantage certain puisque finalement, quand on finit le diplôme, on a certaines connaissances théoriques, mais on n’a pas la pratique, c’est comme si on va passer le permis, donc, on a les connaissances théoriques quand on finit la fac, mais on n’a pas encore conduit.

Moi, l’inverse, c’est comme si j’avais déjà conduit, j’avais les bases pour conduire, je savais déjà conduire, et en allant à la fac, j’ai eu les connaissances théoriques pour avoir le permis, donc, je l’ai fait un peu à l’envers. Mais, c’était… ça m’a permis finalement d’accélérer le process, puisque finalement le process classique pour n’importe quelle personne, c’est en ayant les études, on finit les études, après on passe dans la vie réelle, on se confronte au réel, et on fait ces expériences, et après on se lance, si on veut se lancer en indépendant ou en [xxx] son entreprise.

Moi j’ai eu la chance finalement de commencer plus tôt, c’est-à-dire, avoir une certaine technicité pour confronter des gens réels beaucoup plus tôt, et après avoir la connaissance théorique, et ce qui fait qu’après quand j’ai fini justement le diplôme, finalement, j’étais déjà quasiment prêt pour me lancer, et tout ce qui me manquait et que la fac ne m’a pas appris, bien je savais déjà où il fallait encore me perfectionner. Et donc, l’axe qui manquait, je vais le faire en plus.

Alors que les gens ils étudient, après ils font leur expérience, après lorsqu’il en manque et s’ils sont intelligents, ils vont faire leur base dessus, c’est-à-dire le comptable, le management, etc. Et après, ils se lancent.

Moi, c’est l’inverse, j’avais déjà une expérience de base, j’ai eu la connaissance théorique, j’ai vu mes lacunes, je me suis amélioré sur mes lacunes très rapidement pendant la fac parce que je ne voulais pas perdre de temps, et je me suis lancé après directement. Ce qui fait que ce gain de temps, et bien là maintenant je me trouve aujourd’hui, je n’ai que 28 ans, et pourtant, je suis déjà [xxx].

Interviewer :              Oui, tout à fait, donc, ça je suis entièrement d’accord. Mais qu’est ce qui a été le déclic pour toi. Qu’est ce qui a fait que finalement, tu t’es dit à la fin de tes études, je vais me lancer, je vais être entrepreneur, je vais avoir ma pharmacie à moi que plutôt de dire, comme tu l’as précisé, faire le chemin que beaucoup font, qui est de faire leurs études, et après avoir leurs expériences en tant que salarié. Qu’est ce qui a finalement était le déclic pour toi ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :           En fait, il n’ya pas eu de déclic, c’est un processus, il y’a déjà eu l’éducation de ma famille, qui m’a toujours dit «  il faut que tu sois à ton compte», je n’ai jamais compris pourquoi depuis que je suis tout petit, «  il faut que tu sois à ton compte». Donc, moi j’ai toujours eu cet élan, mais je n’avais pas les armes en fait.

Après, avec le fil du temps, ça s’est développé et je dirais que, il y’a toujours eu ça, et il y’a eu finalement quand même un déclic, c’est sûrement au milieu de l’année de la faculté où là j’ai rencontré un peu ce que je considère comme un mentor, et qui m’a fait finalement, qui m’a peut être donné les armes nécessaires pour pouvoir me lancer après, voilà !

Interviewer :                          D’accord, donc, là tu as parlé d’un mentor qui t’aurais, éventuellement, montré la voix, la voix à suivre. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                         Oui. En fait, je dirais que, pour me développer et pour devenir ce que je suis à l’heure actuelle, j’ai deux piliers, j’ai ma famille, donc, qui m’ont donné mes bases, mes valeurs, et ma volonté de réussir.

Et donc, j’aiune personne que j’ai rencontrée, qui m’a donné les armes grosso-modo. C’est comme si j’avais un bateau, je préfère un petit bateau, [xxx] la côte tout ça, ça était donné par la famille, les rames, c’est ce mentor-là qui me les a donné.

Interviewer :              D’accord, et quels ont été ces armes, est ce que ça était financier, non ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                         Ce n’est pas financier, on se rend compte que finalement plus le temps passe, et plus on se rend compte que l’argent si on en a besoin, on le trouve. L’argent ne doit pas être un frein au développement. C’est plutôt la volonté d’entreprendre et finalement aussi une certaine… pas technicité, mais ben comme je disais toucher au réel, mais toucher au cœur du business, si on peut dire ça comme ça, lui il me l’a permis, voilà.

C’est-à-dire qu’en fait à la fac, on nous apprend par exemple, bon là, je reste vraiment dans le cadre pharmaceutique, comment délivrer un médicament, les effets secondaires, les contre-indications, comment délivrer, etc. Mais, ça ne nous apprend pas comment réussir.

Et cette personne grosso-modo, c’est comme si elle m’avait donné des travaux pratiques pour me montrer comment réussir. Voilà !

Interviewer :              D’accord, est ce que tu pourrais me donner quelques conseils qu’il t’avait donnés, que tu souhaiterais faire partager ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :              La première chose qui m’avait marqué, c’était qu’il fallait toujours rester positif, c’est-à-dire, qu’il y’a une culture de la peur de l’échec, moi je trouve. C’est-à-dire qu’on entreprend quelque chose dans l’unique but de réussir, et si on réussit, on est content, on avance.

Et si on ne réussit pas, on est traumatisé, on se bloque, on se couvre sur soi-même et on n’avance plus, et après, il faut attendre encore un ou deux ans, et après on se relance sans forcément avoir fait une introspection sur soi.

Et justement, ce que je voyais, et je l’ai vu plusieurs fois, c’est-à-dire c’est l’inverse, on fait quelque chose, et si on aborde un échec, on essaie de comprendre pourquoi c’est un échec, pourquoi ça n’a pas marché, où est ce qu’il y’a eu différents [xxx], et on prend le meilleur de ce qui s’est passé, pour le réinvestir finalement ailleurs, et pour que après finalement l’échec qu’on a eu de base ce n’est plus un échec, finalement, c’est les bases qui ont permis la réussite future.

Ça c’est peut être la chose la plus importante. Après, c’est vraiment des TPs, c’est-à-dire, côtoyer des gens qui étaient d’un autre milieu, côtoyer  – oui c’est ça d’autres milieux – faire des choses qu’on n’a pas forcément l’habitude de faire, savoir gérer un porte feuille, là, c’est vraiment du pratique.

Mais la chose la plus importante, c’est de ne pas avoir peur d’entreprendre et d’avancer et de savoir utiliser en fait ses expériences passées, échec comme réussite, peu importe pour avancer, voilà ! C’est peut être ça, la chose la plus importante.

Interviewer :              Bon, je te rejoins tout à fait dans ce que tu disais par rapport à l’opportunité de voir dans chaque échec une opportunité, je pense que ça c’est l’un des piliers qui font que les entrepreneurs réussissent. Aux Etats-Unis, on dit souvent, avant de réussir vraiment «  il faut se casser la gueule deux fois », et généralement, je pense que ces entrepreneurs apprennent de leurs échecs, et que c’est ceux qui vont apprendre de leurs échecs comme de leurs réussites qui vont avancer et réussir.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :              Tout à fait.

Interviewer :              Qui a fallu que tu prépares justement en allant de ton projet, est ce qu’il y’a eu énormément de choses à faire ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :        En fait, c’était simple et compliqué à la fois, pour eux, c’est quelque chose, il faut maitriser tous les process, il faut savoir que moi je considère que la réussite d’un projet, c’est une succession de process.

Donc, ce n’était pas compliqué, j’ai regardé en fait, je me suis mis… je me suis casé, je me suis dit : « Alors, qu’est ce que je sais faire, qu’est ce que je ne sais pas faire et dans quel ordre je vais les faire ? Et à chaque fois que ça n’allait pas, j’ai marqué, mangement, je ne sais pas faire, comptable, je ne sais pas faire, qu’est ce qu’il y’a d’autre, législation sur le domaine parlant de l’installation, je ne connais pas, le droit du travail je ne connais pas.

Et en fait c’est toutes ces petites peurs, qui me disaient, voilà ce qui m’empêchait d’avancer, je les ai remarquées. Ce qui fait qu’après toutes ces lignes, bien je me suis dit : « C’est là où il faut que je bosse », tout simplement.

Et donc, après, j’ai bossé dessus, c’est ça que j’appelle préparation… Pourquoi, c’est-à-dire qu’en fait quand je me suis lancé, il y’avait pour moi, et il n’y avait pas un seul process que je ne maitrisais pas, et comme ça en plus j’étais en fait rassuré  parce que je me disais que j’étais sensé à peu près tout maitriser, et malgré tout, même s’il y’a des points que je n’ai pas vus, ce qui est évident, parce qu’on ne peut pas tout savoir, la majorité des choses, je les savais déjà.

Donc, ça me dégageait du temps et la sérénité d’esprit pour aller m’occuper des faiblesses que j’avais encore et que je n’avais pas pu quantifier et reconnaitre. Voilà ! C’est ça la préparation je veux dire, c’est-à-dire avant de se lancer, il faut se préparer.

Un jour, je ne sais pas, on va dire un parcours de 100 mètres, et nous on voit à la télé, il court, nous ce qu’on ne sait pas, c’est que depuis des années, il se prépare. Il s’est préparé dans sa foulée, il s’est préparé à comment faire un départ, c’est ça la chose, et nous on ne voit pas ça. Donc, dans le sens de la [xxx], c’est pareil !

Il y’a un travail en amont qui va être fait, et si on ne fait pas ce travail là, ça ne marchera jamais, voilà !

Interviewer :                         Je trouve ça très bien que tu le soulignes, j’avais partagé aussi, j’avais fait une formation justement avec un directeur commercial qui me disait une phrase à peu près à ce que tu disais, il l’avait résumé en une phrase, il disait : « La réussite, le succès, c’est 90% de préparation et 10% d’action ».

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                     C’est vrai. Moi je suis d’accord à 100% là ! (Rire)

Interviewer :                         Je pense que ça rejoint bien la mentalité que tu as souhaité dégager ici. Et maintenant, ça fait trois ans, un peu plus, trois ans que tu as eu ta première pharmacie. T’en as lancé d’autres. Quels ont été pour toi les moments clefs et les facteurs de succès durant justement ton parcours d’entrepreneur.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :             La préparation, y’a pas photo, et la deuxième chose c’est la foi. (Rire) C’est-à-dire dans un sens où… D’ailleurs, c’est toi qui m’a dit ce terme là, moi j’avais du mal, je n’arrivais pas à trouver comment dire, mais celle-là c’est la foi.

C’est-à-dire que j’avais la conviction que ce que je faisais, je le faisais bien et que ça allait payer. Et même dans des moments de doute quand on se lance au départ, voilà, on se lance dans le grand bain, on ne sait pas où on est, on est perdu, et bien, on a une ligne directrice, et on s’y tient.

Voilà, même quand on a un doute, on se redemande justement pourquoi on a fait ça ? Qu’est ce qu’on a fait pour y arriver là ? Est-ce qu’on a oublié quelque chose ? Voilà, ce n’est pas évident encore, et après, on se lance et on s’y reste, on reste dessus et on avance. Alors, par contre, ça ne veut pas dire qu’on a l’air idiot et qu’on ne change pas de… ou on ne peut pas changer des choses, ce n’est pas ça, mais c’est que dans la globalité, on sait pourquoi on est parti, et on ne s’arrête plus, voilà !

Interviewer :              D’accord, donc voilà c’est avoir son objectif et s’y maintenir, voilà s’y tenir.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :             Et y croire surtout, y croire toujours. Voilà, c’est-à-dire qu’à un moment donné, on a toujours des moments de doutes, on a toujours des moments de trébuches, on a toujours des difficultés qu’on n’a pas pensé et qui peuvent être difficiles et dans ces moments-là, il faut tenir.

Il faut se dire, il faut se demander pourquoi on a fait ça et aller de l’avant, trouver des solutions, parce qu’il y’a toujours des solutions, parce que s’il y’a un problème, forcément il y’a toujours une solution, par essence c’est comme ça, il faut la trouver cette solution, et après on avance.

Interviewer :              D’accord, ça c’est intéressant ce que tu dis. Tu as parlé de moments justement où ça n’a pas été facile, que ce qui t’as permis de continuer, ça était la foi.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :            La foi dans ce que je faisais.

Interviewer :              La foi dans ce que tu faisais, voilà. Est ce que tu peux nous donner un exemple marquant sur ton parcours d’entrepreneur qui a été difficile, voire très difficile pour toi et que tu as su surmonter et aller de l’avant.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :             Simple : la fatigue, ce n’est pas plus compliqué que ça : La fatigue. C’est : Il y’a une phase où on travaille et on ne voit pas les fruits, on ne voit pas les répercussions de ce qu’on fait, et c’est dur en ces moments-là, et après, il y’a des tâches que je demande comme j’avais dit qu’on n’a pas vues qui s’accumulent en plus des tâches de base, et il faut les faire.

Et donc, forcément, petit à petit, on arrive à un moment donné où la vie perso, et puis son temps de repos et tout ça, ça [se minimise], et moi j’étais préparé, mais, moi, je peux être préparé, et ce sera toujours pire de ce qu’on pensait que c’était, et donc ce n’est pas compliqué au bout de [je m’étais installé] en octobre, et ça a duré pendant presque 6 mois, il y’a pas eu une journée où j’ai eu une journée de repos, quoi ! Jusqu’à Descendre, il y’a pas eu une journée où j’ai eu une journée de repos, et après, rien qu’avoir une journée, c’était déjà un miracle.

Et au début le chiffre, il ne montait pas forcément énormément, mais la confiance dans le projet, la confiance en soi a fait que j’ai continué, et puis là maintenant, j’ai encore de la croissance, et je pense que c’est aussi grâce aux bases qui étaient là en fait, par le travail qui arrivait au tout début, et c’est vraiment difficile, ça a permis de tout monter.

Interviewer :                         Je pense que tu soulignes ici un point très important qui est la phase de démarrage de…quelque soit l’entreprise qu’on monte, c’est qu’on arrive pas à estimer au départ la charge du travail que ça sera, et que les premiers mois, si ce n’est peut être la première année, est souvent très chargée…

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :              Très lourde.

Interviewer :              …Et qu’il faut savoir, je pense, pouvoir l’accepter et également, que son entourage aussi puisse l’accepter.

Donc, ça c’est des points- je pense- qui sont très importants à dire, et à comprendre qu’on souhaite…

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :            Il n’ya pas de fumée sans feu ;

Interviewer :              Exactement,

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :           Pour réussir, il faut bosser.

Interviewer :              On n’a jamais rien sans rien.

Interviewer :              Très bien. Donc, là récemment, tu m’as parlé que tu te diversifiais notamment sur un bien immobilier, quel a été pour toi ce choix puisque comme tu réussis très bien sur tes pharmacies, pourquoi avoir souhaité justement te diversifier dans autre chose ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :            Ce n’est pas compliqué, pour vivre et avoir un toit, et donc pour avoir un toit, c’est comme dans son métier, il faut s’y connaitre.

Donc, moi je me suis dit, il faut que je me lance dans l’immobilier, parce qu’il va falloir que je sois capable d’acheter un bien pour moi-même, et puis en plus tout le monde dit que l’immobilier c’est un investissement à faire et tout, moi je ne le vois pas comme ça.

Moi, l’immobilier, ce n’est pas ma spécialité, et je ne veux pas que ça devienne ma spécialité, mais il faut s’y connaitre malgré tout. Moi c’est ce premier [abord]-là, c’est ça qui m’a donné envie de m’investir dans l’immobilier, c’est-à-dire, que tout le monde est obligé de….Bon, on peut louer tout sa vie, mais bon, je ne pense pas personnellement que ça soit l’idéal, il faut un moment donné investir dans la pierre, au moins pour [le logement où on va] être.

Et bien pour moi ça tombe de sens, il faut que je me lance dedans pour maitriser les différents process, pour qu’après si un jour, je veux avoir une maison, je puisse l’acheter au bon prix, avoir de bons [rapport de métier] pour réparer ce qu’il y’a à réparer, voir les failles, voir tout ça quoi !

C’est pour pouvoir améliorer son cadre de vie privée, je me suis lancé dedans. Moi, c’est pour ça que je suis lancé dans l’immobilier par exemple, en plus, c’est rentable, c’est encore mieux.

Interviewer :                         Donc, c’est la raison pour laquelle, tu as souhaité te diversifier ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :              Oui.

Interviewer :              Ok et bien maintenant que tu réussis bien, maintenant que tes pharmacies marchent bien, quels sont tes challenges, qu’est ce que tu souhaites justement faire en plus ? Est-ce que tu as des pistes d’apprentissage supplémentaires ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                      Oui, il y’en a toujours, puisque quand on arrête de penser de toute manière, [ça s’arrête] et encore ! J’en ai oui ! Mais, ce n’est pas fait en un jour, là, ça ne fait que trois ans, là, il y’a encore beaucoup de travail de fond à faire, il y’a encore beaucoup de choses à développer en interne.

L’immobilier aussi, il faut que j’ai la tête pas mal, ça prend du temps malgré tout, quand on est novice en quelque chose, ça prend forcément beaucoup plus de temps, parce qu’on apprend à tâtons, donc, ça prend plus de temps qu’une personne qui est déjà rodée.

Mais sinon, même au niveau du projet même, je suis déjà là. En fait, mon but vrai, ce n’était pas d’avoir une pharmacie d’avoir une pharmacie, ou deux, ou trois ou quatre ou cinq peu importe. Moi mon but dans la vie c’est de… Comme, je l’ai souvent dit dans mon entourage, c’est d’être indépendant de l’argent.

Donc, c’est-à-dire ne pas avoir peur du lendemain, ne pas avoir de la nourriture sur la table, tout ça !

Et pour que mes enfants aussi plus tard, ne disent pas un jour et bien papa, je n’aurai pas mon jouet pour Noel ou ce genre de choses, moi c’est des trucs que je ne peux pas accepter, ce n’est pas tolérable pour moi. Donc, tant que je n’ai pas cette indépendance de l’argent, je n’aurais pas réussi.

Donc, moi peu importe les idées que j’ai sur… parce que finalement, c’est propre à chacun, et ce n’est pas particulièrement intéressant que je m’étale dessus. Mais, s’il y’a quelque chose qu’il faut savoir, c’est que je n’ai pas fini ce que j’ai à faire, parce que moi mon but dans la vie, ce n’est pas d’avoir un gros chiffre d’affaires, peu importe, moi comme j’ai dit, c’est vraiment être indépendant de l’argent.

L’argent c’est un véhicule, c’est un moyen, ça nous permet de vivre, [l’argent n’est pas une force quoi], et si moi, je suis indépendant de l’argent, à ce moment là, je peux faire autre chose, je peux m’occuper de ma famille, je peux faire d’autres choses tout simplement.

Et ça me crée ma liberté, voilà, moi, ce que je veux, c’est être indépendant de l’argent et cette indépendance vis-à-vis de l’argent crée la liberté, et moi je veux être libre. Et tant que je n’aurais pas réussi ça, je continuerai enfin, ici ou ailleurs, peu importe.

Interviewer :                         Je pense que, également ici, tu soulignes un point qui est très important que tous les entrepreneurs devraient connaitre, devraient savoir surtout quand ils se lancent, et qu’on n’a pas forcément au départ typiquement, moi je partage également ton opinion, mais cette conception, cette vision, je ne l’ai eue que après.

C’est-à-dire que au départ, quand j’ai entrepris, j’ai voulu entreprendre pour notamment l’état d’esprit, l’état d’espoir, pouvoir me dire que voilà, je voulais bâtir un projet de mes mains ; mais il est important – je pense – que les auditeurs puissent vraiment avoir cette information aussi, s’ils n’ont pas cette connaissance que l’argent est une chose, mais que pouvoir en être libre et s’en libérer, s’en détacher, c’est ça qui fait quand même, qui est quand même [xxx].

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :                        Exact, voilà ! L’argent, c’est un véhicule, ce n’est pas une fin en soi, mais, ça te permet de faire des choses, mais, l’argent en soi, c’est un papier, ce n’est pas touchable, quoi !

Et en soi, tu peux avoir 100000 euros devant toi, c’est un tas de papiers, ça reste un tas de papier, c’est ce que tu vas en faire qui est intéressant. C’est ça le truc.

Interviewer :                         Et donc, je partage entièrement ce que tu dis, et c’est pour ça l’une des raisons pour lesquelles, peut être, j’apprécie de discuter avec les entrepreneurs, c’est que pour avoir des amis, bon je pense que toi aussi qui sont salariés, ils voient les patrons d’un mauvais œil, comme si être un patron, vouloir être un entrepreneur, c’est avoir l’appas du gain. Alors que bien au contraire, généralement, les entrepreneurs le font parce qu’ils ont une vision, une envie qui va au-delà de l’argent, et au-delà de [xxx].

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :           Voilà, je suis d’accord, si chacun, c’est chaque côté de la barrière, il faut respecter, chacun son point de vue, on ne peut pas forcer les gens à aller vers son point de vue, et vice versa. Chacun fait ses expériences et puis voilà, tout simplement.

Interviewer :              Et par rapport à… Je reprenais les points, ce que je trouve vraiment formidable dans ton parcours, c’est que tu avais fait une formation qui était technique à la base pharmacien donc, on t’apprenait [encore le métier], c’est-à-dire, de pharmacie, [on peut en arriver], mais arriver à passer d’une pharmacie à plusieurs pharmacies, ça relève également d’une compétence d’affaires de business, et je pense que même dans ton secteur, très peu de pharmaciens passent du simple « pharmacien » à homme d’affaires. Donc, ça c’est un pas que je trouve remarquable, que tu aies pu franchir.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :              Il faut relativiser, il y’en a. Il faut relativiser, il y’en a.C’est pour ça que je l’ai fait assez vite, ça peut être.

Interviewer :              Y’ena beaucoup, c’est pour ça que je ne connais pas forcément…

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :         …En fait,avec le temps en fait parce que pendant l’expérience que j’ai acquise, tout le monde, enfin tous les gens peuvent l’acquérir, voilà, ce n’est pas si compliqué que ça.

Donc, après forcément, on arrive à peu près dans les mêmes envies, c’est-à-dire, avoir plusieurs [pôles], etc.

Donc, moi je dirai oui, mais il y’en a quand même pas mal, la seule différence c’est que je vais assez vite, voilà peut être.

Mais, je vais assez vite, ce n’est pas parce que … Voilà [xxx], c’est parce que la préparation était là avant, donc, la vitesse est permis pourquoi, parce qu’il y’a eu ce moment là avant, voilà.

C’est juste ça ! Alors, après, par contre, tout le monde, peut faire la même chose, mais vu mon temps de préparation, et là, bon, ce qu’il faut retenir un truc vraiment important, c’est ça, c’est que c’est la préparation, et après quand on est préparé, on peut se lancer n’importe quand, n’importe où, voilà.

                                    Et c’est cette préparation là qui a fait que j’ai pu prendre un petit peu d’avance, on va dire, un petit peu.

Interviewer :              Un petit peu, ce n’est pas mal en 28 ans, avoir plusieurs pharmaciee, c’est quand même un bon parcours.

Ok. Et de toute cette expérience, qu’est ce que tu retires, et qu’est ce que tu… Bon, a parlé de la préparation qui était très importante, mais qu’est ce que, quel message tu voudrais transmettre aux auditeurs ?

Peut être que dans ces auditeurs, il y’a des pharmaciens, d’autres pharmaciens qui sont étudiants et qui souhaiteraient se lancer. Quel serait les conseils clefs que tu souhaiterais leur donner, que tu aurais aimé connaitre au moment où tu t’es lancé ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :            Au niveau technique ?

Interviewer :              Que ce soit technique ou bien également d’un point de vue business.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :             Alors trois choses alors, trois choses, j’avais pensé à deux, et puis maintenant trois, pour la préparation, je ne reviens pas dessus, c’est évident, ça coule de source.

                                    Alors avoir confiance après dans son projet quand on se lance. Donc, avoir la foi, ça c’est primordial, et j’ai pensé à une autre chose, c’est rester toujours honnête avec soi-même, et avec les autres, c’est-à-dire, ne jamais tricher, ne jamais essayer de profiter d’une situation pour prendre l’avantage sur une personne d’une manière malhonnête, etc. Toujours, être droit dans ses baskets, et pouvoir se regarder dans sa glace tous les jours, et dire moi j’ai réussi, mais, je n’ai pas réussi parce que voilà, j’ai triché, ou parce que voilà, je vais faire un bon coup, un bon [choc], c’est parce que là, je l’ai bien eu, mais parce que j’ai bien travaillé, parce que j’avais de bonnes bases, parce que j’ai eu un projet, et c’est le projet que j’ai porté qui m’a fait réussir. Voilà, ça serait ces trois choses.

Interviewer :                         D’accord, écoutes, je pense que ça était très bien, est ce que tu aurais d’autres éléments que tu souhaiterais me transmettre ?

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :         Alors, comme ça… Juste une chose : Il faut se lancer dans la vie, tout simplement, il ne faut pas avoir peur de se lancer. Bon, après, bien évidemment, il faut du travail à côté, mais quand on a quelque chose dans laquelle on croit, et bien, il faut y aller.

Il faut savoir passer ses peurs, il faut savoir passer en fait ses craintes et se lancer. Et c’est la plus belle chose qu’on peut faire je pense au niveau… pour qu’on puisse [prendre soin de soi], parce que je sais que c’est important, et voilà ! Ne pas avoir peur de se lancer, ça [xxx] pour se lancer, et juste se lancer dans le grand plan, ne pas avoir peur de l’inconnu, et au contraire, prendre du plaisir dedans. Voilà tout simplement !

Interviewer :              Je trouve ça vraiment vrai, et c’est ce qu’on disait tout à l’heure dans notre …quand on dinait ensemble, c’est que c’est l’exaltation qu’on  ressent au moment de … soit de signer une belle affaire, soit de … au moment de virage important, et c’est ça qui nous fait vibrer, qui nous exalte.

Sunvirak – Comment ouvrir sa pharmacie :               S’il n’y a pas de plaisir, on arrête, il faut autre chose,

Interviewer :              Je suis entièrement d’accord, et bien écoutes, merci en tous cas pour cette interview.

[Fin de la transcription]

 

MOTS CLÉS RECHERCHES:
créer une pharmacie
devenir pharmacien
Avoir sa propre pharmacie
Comment avoir sa pharmacie

  Vous avez aimé l'article? Inscrivez vous ci-dessous pour aller encore plus loin et recevoir de nombreux conseils et vidéos exclusifs.
auk1