Interview sur le statut de la jeune entreprise innovante – OSEO

OSEO – Interview sur le statut de la jeune entreprise innovante

   

OSEO- Interview sur le statut de la jeune entreprise innovante

 

Je viens d’interviewer un expert comptable spécialisé sur la jeune entreprise innovante et OSEO

Il s’agit de Maurice Soued, Expert comptable et dirigeant du cabinet d’expertise ECAI.
Celui-ci a accompagné de nombreuses entreprises innovantes dont certaines sont aujourd’hui cotées en bourse.

Il nous explique, au cours de cette interview, les avantages de la jeune entreprise innovante, d’ OSEO et l’ OSEO innovation

Si vous voulez en savoir plus et que vous avez un projet de création d’entreprise innovante, Monsieur Soued se propose de répondre à vos questions. Vous trouverez ses coordonnées en cliquant sur le lien suivant: Cabinet ECAI

 

 

Interviewer :             Bonjour.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :    Bonjour.

Interviewer :              Donc, nous sommes aujourd’hui en présence de Maurice Soued, donc qui est un expert comptable et [commissaire au compte]. Donc, il a accompagné de nombreuses jeunes entreprises qui sont aujourd’hui de très belles entreprises. Certains donc côtés en bourse, et d’autres qui ont été très bien revendues, donc le thème d’aujourd’hui est le statut de la jeune entreprise innovante, déjà, qu’est ce que c’est ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Alors, une jeune entreprise innovante, c’est déjà une jeune entreprise qui doit avoir moins de 8 ans et qui garde son statut jusqu’au 31 décembre de la 7ème année qui suit son année de création.

Donc, ça c’est pour le côté jeune, pour le côté innovant, il faut que cette entreprise dépense plus de 15 % … Il faut que plus de 15% des dépenses de cette entreprise soient des dépenses innovantes. Et les dépenses innovantes sont calculées sur le même mode que le calcul du crédit d’impôt recherche, à savoir une prise en compte des salaires et des charges sociales,  augmenter de 50% qui correspondent aux dépenses de fonctionnement, et ensuite, on peut rajouter à ces dépenses des dépenses de sous-traitance, des dépenses de dépôt de brevet, des dépenses de dépôt de brevet essentiellement, et des dépenses de [dotation] aux amortissements.

Interviewer :              D’accord. Ça a l’air assez complexe quand même, quels sont les critères en mode d’éligibilité, c’est-à-dire que si certains auditeurs se lancent, créent des entreprises justement innovantes quels sont les facteurs clefs sur lesquels ils peuvent se dire est ce que moi j’ai droit à ce statut ou pas ? Quels sont vraiment les critères importants ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   D’accord, alors là, ce qu’il faut, c’est que effectivement, quand on entend « innovation », on peut craindre de ne pas rentrer dans le cadre, alors il est vrai que quand on compare les travaux d’une jeune entreprise avec ces moyens par rapport aux travaux qui sont effectués par le CNRS ou de grands laboratoires, on peut se dire que finalement ce qu’on fait n’est pas très innovant.

Mais ce qu’il faut faire avant tout, c’est se conformer donc à la réglementation fiscale qui dit que les travaux sont innovants à partir du moment où il y’a au moins un ingénieur qui travaille sur un projet que cet ingénieur soit diplômé ou tout simplement qu’il ait un niveau d’ingénieur reconnu lors de ses emplois précédents ou dans l’emploi qu’il occupe dans l’entreprise, et que cet ingénieur ait besoin de faire un cahier de charges technique extrêmement détaillé dans lequel prédomine toute la partie intellectuelle, une grande partie intellectuelle, et que malgré cette grande réflexion avant le démarrage des travaux, il ait rencontré des difficultés, il ait rencontré desaléas, il ait rencontré des incertitudes, des tâtonnements, des échecs.

Et si au coursd’unentretien, un client est capable de me dire qu’effectivement il a rencontré toutes ces différentes étapes, je lui dis que son projet est éligible.

Après, il y’a une deuxième [version], qui est la [version] du dossier technique, qu’il faut présenter à l’administration fiscale qui comporte un formalisme très précis, et donc là, il faut que le créateur d’entreprise soit aidé par un cabinet d’expertise comptable spécialisé ou alors par un cabinet qui aide à monter des dossiers de crédit d’impôt recherche, et qui coach donc l’équipe technique pour la rédaction d’un dossier technique qui soit complètement en adéquation avec ce qu’attend l’administration.

Également, il se peut que l’administration détache un expert pour analyser le dossier qui soit un petit peu trop tatillon parce qu’il a l’habitude de travailler dans des laboratoires type CNRS, établissement public, etc.

Et donc, il considère que les travaux de l’entreprise ne sont pas innovants et en cela, il se détache de la définition fiscale et là, il faut aussi que l’expert comptable ou le cabinet spécialisé puisse l’accompagner en cas de difficulté.

Donc, voilà, il y’a déjà donc, si on résume : Un premier entretien dans lequel on dit le dossier est éligible et ensuite, une deuxième étape qui est une étape d’aide à la constitution du dossier avec quelques allées-retours avec le client, et une troisième étape enfin qui est une étape, le cas échéant, [qui rencontre] dans 5%, 10% des cas, je dirais, un refus partiel ou total de l’administration, et là, on aide le client dans cette phase-là.

Interviewer :              D’accord, quand vous dites qu’il y’a des refus totaux ou partiels…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Alors, à l’arrivée, ce qu’il faut savoir c’est que le cabinet existe depuis 25 ans, à aujourd’hui on n’a jamais eu aucun refus total, on a eu éventuellement quelques refus partiels pour quelques pour cent de crédit d’impôt recherche. A partir du moment où on est honnête, où on a un ingénieur dans son équipe et on a été capable de démontrer que cet ingénieur a tâtonné dans ces travaux, on a toutes les chances d’obtenir le crédit qu’on cherche.

Donc, la notion d’échec n’existe pas, simplement, à un moment donné l’administration peut nous poser des questions complémentaires, il ne faut pas se formaliser, il faut y répondre calmement, et on arrive à l’arrivée à un résultat positif.

Interviewer :              D’accord très bien. Donc, si je comprends bien il suffit juste pour le créateur, si ce n’est lui-même, qu’il y ait dans son équipe un ingénieur qui rencontre des difficultés pour avoir potentiellement la chance de…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Voilà, bon maintenant, il faut écouter le dirigeant, il faut accompagner le dirigeant, il faut voilà, il faut s’assurer de sa bonne foi, il n’y a pas de raisons là-dessus, en général, on a des gens de qualité, et puis [le bon sens] effectivement, si vous devez simplifier les critères d’éligibilité, voilà ce que j’aurais à dire.

Interviewer :              D’accord, très bien. Et quels sont les avantages des contraintes justement d’avoir ce statut ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Alors, les avantages sont multiples, d’abord, on a une exonération totale de charge de cotisation sociale jusqu’au 31 décembre de la 3ème année qui suit l’année de création.

Donc, ça peut représenter des sommes considérables. Ensuite, on a l’abattement qui est agressif depuis 2011 qui est de 70%, 75%, je ne sais plus exactement qui passe ensuite à 50%, puis à 30, puis à 10, et enfin à partir de la neuvième année d’entreprise, enfin l’année qui suit le 31 décembre qui suit l’année de création, à ce moment-là, il n’y a plus d’exonération du tout.

Donc, il y’a une exonération de charge sociale, on peut bénéficier également du crédit d’impôt recherche dès lors qu’on est éligible au statut de jeune entreprise innovante.

On peut être exonéré, on est exonéré également d’impôts sur les sociétés en 3 ans à 100% et 2 ans à 50 % avec toutefois une limite à 200000 euros en cumul,  et également, on peut être exonéré de la taxe, de la cotisation CFE la « Cotisation Foncière des Entreprises » et de la cotisation à valeur ajoutée.

Ce qu’il faut savoir également par rapport aux charges sociales, c’est qu’à partir de 2011, l’état donc a introduit des limites à savoir qu’un salarié peut être exonéré qu’à hauteur d’un salaire d’environ 60000 euros, une société ne peut pas toucher, être exonéré plus de 106000 euros de cotisation sociale environ donc voilà.

Donc, il n’y a que des avantages, beaucoup d’argent gagné, donc beaucoup d’argent à mettre dans ce projet qui fait que de nombreux entreprises ont pu se développer grâce à ce système de jeune entreprise innovante qui ne comporte à mon avis que des avantages et aucun inconvénient si ce n’est le risque pour l’entreprise de s’habituer à voir des avantages et à construire son business modèle autour de ces avantages, au lieu d’investir et de savoir que ce régime a une fin.

Interviewer :              D’accord ça a l’air presque beau pour être vrai en fait

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :    Bon, ce que je dis, c’est que j’ai la chance de pratiquer le crédit d’impôt depuis 25 ans, j’ai la chance de pratiquer jeune entreprise innovante depuis 1984. Donc, c’est vrai qu’à force aujourd’hui, on n’a plus de 50 clients qui utilisent le crédit d’impôt recherche, on a plus de 30 clients qui utilisent jeune entreprise innovante.

Donc, c’est vrai que c’est un petit peu comme si on était entrain de piloter une voiture de course, voilà.

Donc, plus on a de cas de figure, plus on a de l’expérience, et moins c’est compliqué, maintenant, c’est vrai que si on s’amuse à conduire tout seul et qu’on n’a pas l’expérience, on peut avoir quelques petits soucis en route.

Interviewer :              C’est vrai que dans ces moments là, en vue, ne serait que les différents points que vous aviez tout à l’heure à évoquer, on s’aperçoit que le rôle de l’expert comptable est vraiment indispensable dans ce processus et que tout seul ce n’est pas quelque chose qui est envisageable de faire.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Alors, tout seul certainement, parce qu’il y’a le chef d’entreprise qui est tous seul dans son coin va, peut être, ne pas avoir la vraie définition fiscale des critères d’éligibilité, et donc, va peut être, trop restreindre, comment dire, son éligibilité ou au contraire, l’exagérer, donc, c’est important alors des experts comptables, tous les experts comptables ne sont pas spécialisés dans le crédit qu’on cherche et dans jeune entreprise innovante.

Donc, il faut s’adresser avant tout à l’expert comptable qui connait ces différents régimes et également ou si l’expert comptable n’est pas qualifié et n’a pas l’expérience, on va s’adresser à une entreprise qui a la plus d’habitude étant entendu que chef d’entreprise ne peut pas capitaliser l’expérience pour ses prestataires.

Interviewer:               D’accord, il y’a un dispositif également qui est mis en place par l’état, celui de « osé o » innovation. Est ce que celui-ci est compatible avec le statut de jeune entreprise innovante ou est ce que c’est…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Tout à fait, alorsOSEO innovation, l’avantage c’est que le crédit d’impôt recherche ne vous délivre la subvention qu’à postériori, alors qu’en OSEO  innovation vous délivre 50 % de la subvention au déplus des travaux, donc, on a l’argent beaucoup plus tôt…

Interviewer:               AvecOSEO ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Avec OSEO tout à fait. Par contre, l’inconvénient c’est qu’on est obligé de déduire les subventions de OSEO  innovation de la base des dépenses du crédit d’impôt recherche. Ceci étant dit, ça ne fait que mieux couvrir l’ensemble des dépenses.

Donc évidemment, il faut l’utiliser tous les [leviers] possibles. Si une entreprise peut avoir OSEO innovation, elle peut bénéficier du crédit d’impôt recherche et en bénéficier, ce ne sont que des couches qui s’ajoutent les unes aux autres et qui couvrent davantage encore les frais de développement de l’entreprise et donc, à ce moment là, c’est sûr que c’est extrêmement avantageux pour l’entreprise en question.

Interviewer:               D’accord, vous soulignez un point qui est important, ça signifie que les trois statuts sont cumulables en fait, celles de jeune entreprise, voilà, celui d’OSEO, et celui du crédit d’impôt recherche

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Absolument

Interviewer:               C’est impressionnant.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Et bien, aujourd’hui l’état veut absolument aider les entreprises innovantes même des entreprises étrangères l’ont compris aujourd’hui, il y’a des entreprises étrangères qui s’implantent en France dont notamment Microsoft. 11.46

On nous dit que Microsoft est implanté en région parisienne grâce au dispositif du crédit qu’on cherche, et on aurait bénéficié, je ne sais pas si c’est vrai ou faux, mais c’est ce que j’ai cru entendre, et voilà beaucoup d’entreprises étrangères, d’ailleurs « Invest In France » qui est un organisme étatique. Donc, quand il essaie d’encourager les entreprises étrangères à venir en France, c’est le crédit d’impôt recherche justement.

Interviewer :              Et pour bénéficier des trois aides, est ce que c’est les mêmes critères sur lesquels on se base, ou est ce qu’il y’a également d’autres critères qu’il faut avoir pour bénéficier d’OSEO et du crédit d’impôt recherche, en plus du statut de jeune entreprise innovante ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Alors, on va dire que pour OSEO, c’est un dossier qui est différent, donc, on a un dossier A pour pouvoir la subvention d’OSEO avec des questions précises auxquelles il faut répondre, des questions commerciales, des questions de crédit, des questions de développement.

Par rapport au crédit d’impôt recherche et jeune entreprise innovante, on va dire que le socle du dossier est exactement identique, maintenant, il y’a juste un petit rajout pour être jeune entreprise innovante, c’est qu’on doit prouver qu’on répond aux sept conditions de jeune entreprise innovante, à savoir une condition de taille, une condition d’âge, une condition de niveau de dépense, une condition d’associés qui doivent être des personnes physiques, une condition également de il faut que la société soit réellement nouvelle, qu’elle ne soit pas issue d’une restructuration de société préexistante, voilà.

Interviewer :              C’est vrai que c’est [un très bon dispositif], donc il y’a sept critères qui sont importants à respecter. Supposons qu’une entreprise se lance qu’elle bénéficie au départ du statut de jeune entreprise innovante, mais que peut être un an plus tard, un des critères n’est plus respecté, qu’est ce qui se passe ? Est-ce que vous coupez les vivres ou ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Alors, au niveau fiscal oui, on lui coupe les vivres, à la différence près, qu’elle bénéficie d’un abattement sur son bénéfice imposable, elle bénéficie d’un abattement de 50 % de son bénéfice imposable au cours des deux dernières années qui suivent le régime.

Au niveau des cotisations sociales, il y’a possibilité de revenir dans le régime, si pendant un an ou deux ans on n’est plus éligible, on ne répond plus aux conditions.

Donc, il y’a possibilité de réintégrer le régime, mais fiscalement, le régime est définitivement perdu sous réserve de ce que je viens d’indiquer au niveau de l’impôt sur les sociétés.

Interviewer :              D’accord, très bien, ça pourrait être intéressant de toute façon, vous retrouvez juste en bas de cette vidéo avec les sept points qui sont importants que voilà, on le mettra juste en dessous, est ce qu’aujourd’hui à votre connaissance, vous pouvez nous citer par rapport à … Donc, vous disiez vous avez 50 clients qui bénéficiaient de ce dispositif, est ce que vous pouvez nous citer sans forcément peut être citer le nom, puisque j’imagine que ça doit, j’imagine, rester confidentiel, mais, des résultats que ça a pu donner, chiffrer… Quels ont été les chiffres pour l’entreprise ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :    Quel est l’enjeu du crédit d’impôt recherche et de jeune entreprise innovante pour certaines entreprises ?

Interviewer :              Voilà exactement.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Alors,on va dire que pour les plus petites d’entre elles, c’est quelques dizaines de milliers d’euros d’économie de charge sociale, de crédit d’impôt recherche et d’économie d’impôt sur les sociétés, et pour les plus grosses, ça se chiffre en plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

Donc, ça renforce considérablement la force d’une entreprise qui peut embaucher davantage, qui peut aller plus vite dans ses développements, qui peut aller plus loin dans ses développements, et j’ai même des exemples de clients qui ne faisaient même pas partie du secteur technologique, qui d’un coup quand on leur annonce les avantages qu’ils auraient peut être à automatiser leur processus, automatiser leur prise de décision, leur mode de fonctionnement, d’un coup, ils décident de se lancer parce que une grande partie des dépenses de développement sont prises en charge par la crédit d’impôt recherche et de jeune entreprise innovante.

Interviewer :              D’accord, mais est ce que ce n’est pas risqué pour une entreprise justement de sortir de son Core busines uniquement pour bénéficier…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Elle ne sort pas du tout de son CORE business, simplement c’est un petit peu comme vous dans votre métier, vous avez l’habitude de faire des choses répétitives, d’un coup je vous parle de ces différents régimes, et vous vous dites ben finalement pourquoi ne pas essayer de créer un logiciel qui permet d’automatiser la prise de décision, de faire que j’aille plus vite dans le processus, que je puisse embaucher des juniors qui puissent bénéficier de méthodologie et de méthodes, etc.

                                    Voilà, donc, ça permet d’imaginer des automatisations de process qui vous permet d’aller plus loin dans votre métier et de voir après demain et non pas de… Et voilà, de profiter tout de suite d’avantages technologiques par rapport à nos concurrents.

Interviewer :              C’est vrai que si l’entreprise dès le départ peut bénéficier d’une dizaine, ou d’une centaine de milliers d’euros d’économie, je pense que c’est un argument très intéressant.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Ah oui, c’est un atoutconsidérable !

Interviewer :              Oui, on a parlé tout à l’heure donc qu’OSEO innovation de donner l’argent plutôt, mais qu’en est-il du dispositif de la jeune entreprise innovante ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Alors, la jeune entreprise innovante, donc, il y’a des économies de charge sociale. Les économies de charge sociale ont lieu au fur et à mesure de l’année, tous les trimestres, tous les mois au lieu de priver les cotisations sociales, je les paie déduction faite de l’exonération. Ce qui est avantageux au fur et à mesure.

Maintenant, le crédit d’impôt recherche n’est remboursé que lorsqu’on dépose la liasse fiscale de l’exercice au cours duquel on va exploser nos dépenses. Par exemple, en 2011, j’explose mes dépenses, j’ai jusqu’au 30 Avril 2012, pour déposer ma liasse fiscale 2011, et je suis remboursé, on va dire, au mieux entre avril et juillet, aout, septembre de l’année suivante.

Donc, des fois il y’a quand même un décalage assez important voire quasiment un an entre l’engagement des dépenses, et le remboursement par l’état.

Donc, malgré tout, il ne faut pas que l’entreprise ait des fonds pour tenir un an, d’où l’obligation souvent de faire au cours de cette période.

Interviewer :             Ça se joue surtout sur la première année voire la deuxième ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Ça se joue surtout sur la première et la deuxième année.

Interviewer :              Là où il faut que l’entrepreneur se serre un peu la ceinture.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Oui, se sert beaucoup la ceinture.

Interviewer :              D’accord. Donc, on a parlé du secteur technologique qui bénéficiait le plus de ce dispositif, est ce que parmi l’ensemble de vos clients, vous avez des exemples de clients qui interviennent dans d’autres secteurs que celui de la technologie ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Vous voulez dire [….] du crédit d’impôt recherche et  [du crédit pour] d’autres secteurs ? Donc, on peut dire par définition, il faut faire de la technologie pour… Mais par contre, on peut faire de la technologie dans tous les secteurs industriels.

Par exemple, j’ai un client qui est dans le domaine des magazines publicitaires et qui souhaite automatiser le process parce qu’il faut aller du photographe, à celui qui a créé le petit article sur le produit, enfin bon, il y’a une grosse circulation d’informations.

Et donc, il a développé une plateforme très complexe qui permet d’automatiser le métier et surtout de faire un catalogue beaucoup moins cher et donc le fait d’arriver à un catalogue qui est beaucoup moins cher en utilisant des technologies innovantes et en ayant besoin d’ingénieur pour développer cette technologue innovante a permis à cette entreprise de bénéficier du crédit d’impôt recherche bien qu’elle soit à priori dans un secteur tout à fait ancien et classique.

Interviewer :              D’accord. En fait, l’important, je pense, pour nos auditeurs, même s’ils ne sont pas dans le service de la technologie, s’ils sont amenés à utiliser des ingénieurs, je pense que c’est important peut être de jeter un coup d’œil et d’aller consulter justement l’expert comptable.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Bien sûr

Interviewer :              Pour justement avoir leur avis.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Ous’ils sont un peu frustrés dans leur activité en se disant si j’avais ci si j’avais ça, ça irait mieux, ça irait plus vite, j’aurais un vrai avantage concurrentiel par rapport à mes concurrent. Et peut être qu’ils seraient tentés aussi de [xxx] et d’avancer. Pardon ?

Interviewer :              Je disais c’est vrai que je pense que les jeunes entreprises quand elles se lancent, elles n’ont pas forcément conscience de tous les dispositifs d’aide possible que l’état peut leur donner ou leur accorder.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Tout à fait. Alors, on va dire même que ces dispositifs d’aide sont quand même très concentrés sur la partie innovation. Vous faites un restaurant, vous montez une activité…

Interviewer :              Il y’a peu de chance…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   activité classique, on va dire que l’état ne va pas vous aider ou très peu, si ce n’est que d’être un chômeur créateur d’entreprise.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :             Quand j’avais avant, il y’avait un moment un dispositif qui avait été mis en place pour les jeunes créateurs d’entreprise qui avaient moins de 25 ans, [je crois que c’était l’ACCRE…]

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   L’acreabsolument.

Interviewer :              Mais tel qu’on me l’a décrit pour [l’avoir bénéficié] c’était plus de la poudre aux yeux, que vraiment un vrai …

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Disons que l’ACCRE vous exonère des [charges] sociales sur vos revenus la première année, or par définition, un chef d’entreprise de la première année ne touche pas de revenu ou touche un tout petit revenu donc chez l’exonération, on touche sur les petites sommes.

Interviewer :             D’accord.

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  On ne peut pas dire que ce soit une aide massive

Interviewer :              D’accord, est ce que ce n’est  pas le cas pour la jeune entreprise innovante…

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Tout à fait.

Interviewer :              Là, c’est vraiment très intéressant.Est qu’il y’a d’autres dispositifs aujourd’hui qui sont à la portée de jeunes entrepreneurs ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO : Alors, il y’a tous les réseaux de [business], il y’a tous les réseaux de, comment dire, de prêts d’honneur,  il y’a les incubateurs, il y’a toutes les aides d’OSEO.

Donc voilà, moi je conseille au chef d’entreprise d’essayer de rejoindre le plus vite possible un réseau de créateurs d’entreprise, pour très vite être au courant de toutes les aides du moment, d’être en contact avec OSEO, d’être en contact avec un expert comptable qui connait tout ça, un avocat éventuellement si c’est utile qui connait tout ça pour pouvoir profiter de tous les avantages qui permettront de réussir sa création d’entreprise, voilà.

Interviewer :              Très bien, je me souviens qu’il y’avait un chef d’entreprise qui m’a dit un jour : « L’expert comptable est le meilleur ami de l’entrepreneur au départ ». Je pense que c’est totalement vrai.

Vous par rapport à l’expérience que vous avez eue en la compagnie de jeune entreprise innovante, quels sont les conseils, les recommandations que vous donneriez aux auditeurs ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :  Alors, déjà la première recommandation, ce serait de ne pas se mentir sur les prévisions, d’essayer de faire les prévisions [par liste] de s’asseoir à côté de [xxx], c’est-à-dire un expert comptable qui soit capable de faire les prévisions mensuelles d’exploitation, des prévisions d’investissement, des prévisions de trésorerie, de manière à avoir quel est ce véritable besoin par rapport à des ventes qui estiment être raisonnables d’atteindre et donc de définir son véritable besoin.

Et à partir du moment où il connait son véritable besoin, il peut avoir à ses côtés un conseiller, un expert comptable qui puisse étudier au fur et à mesure s’il est vraiment entrain d’atteindre ses objectifs ou s’il est entrain de s’améliorer dangereusement. Et donc, s’il est entrain d’approcher des problèmes de trésorerie importants ou les signes qui montrent qu’il est entrain d’approcher une trésorerie est important, et prévenir le chef d’entreprise suffisamment tôt pour qu’il puisse prendre les devants et trouver rapidement l’argent qui [manque, donc, il peut avoir des crédits bancaires, des levés de fonds].

Interviewer :              Très bien, en tous cas monsieur SOUED, merci beaucoup pour ces informations. Pour finir, quels sont vos activités actuelles ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   C’est-à-dire ?

Interviewer :              À vous et àvotre cabinet, quels sont vos perspectives ? Sur quoi vous travaillez ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :   Nous aujourd’hui, on travaille beaucoup sur tout ce qui est justement… Alors, j’ai envie de dire que d’autres cabinets se contentent des financiers dédiés à nos clients.

Il y’a un comptable également qui est au service de nos clients, un service tech, et donc, on travaille beaucoup au service, on fait des gains à notre client avec des tableaux de bord, des outils qui lui permette de piloter son entreprise et également d’avoir droit à toutes les aides et subventions.

Interviewer :             D’accord. Très bien. Où est ce qu’on peut trouver votre site internet ?

Maurice SOUED – Interview entreprise innovante et OSEO :    Alors, notre site internet :www.cabinetecai.com

Interviewer :              Je mettrai de toute façon les coordonnées de monsieur SOUED et probablement le lien pour cette interview pour ceux qui sont intéressés. Je pense que monsieur SOUED saura vous conseiller à ceux qui sont intéressés notamment sur la partie financière et comptabilité.

Merci beaucoup.

 

 

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