conseils sages

Prenez les conseils sages avec des pincettes

   

Lorsque vous prendrez votre décision d’entreprendre, vous entendrez forcément à un moment donné quelqu’un vous dire ces mots pleins de « bons sens » :

 

« Si tu veux entreprendre, attends d’avoir un peu plus d’expérience professionnelle et si c’est vraiment ton souhait, alors tu le feras. Mais là, c’est beaucoup trop tôt et le contexte n’est pas favorable ».

 

 

Pour ma part, j’ai entendu ces mots plusieurs fois lorsque j’ai pris la décision d’entreprendre.

 

Ils y avaient les personnes négatives et craintives de nature qui m’ont conseillé de renoncer à mon projet.

 

Je ne faisais même pas attention à leurs remarques.

 

 

Je me souviens que j’avais pris la décision d’entreprendre à la sortie de mes études pendant ma scolarité à l’ESSEC.

 

À ce moment-là, je cherchais un partenaire d’affaires.

Tout naturellement, j’ai essayé de voir s’il y avait des personnes au sein de ma promotion qui serait intéressée par l’idée d’entreprendre à la sortie d’école.

 

J’ai été bien déçu  des réponses que j’avais.

 

Ce que l’on me disait, c’était que cela n’était pas possible d’entreprendre directement après l’école. Qu’il fallait de « l’expérience ».

 

Cela ne m’a pas fait changer d’avis sur le fait que cela était réalisable.

Je me disais : « Si d’autres l’ont fait avant moi, alors pourquoi pas moi ? »

 

Mais j’ai compris une chose après avoir fait un tour d’avis avec mes camardes de promotion :

 

La qualité d’un entrepreneur ne réside pas forcément dans la qualité de la formation qu’il a suivie.

 

Je reconnais avoir eu une excellente formation à l’ESSEC avec des professeurs brillants.

Mais avoir les connaissances ne donne pas le tempérament ni l’envie d’entreprendre.

 

C’est ce dont j’ai pris conscience.

 

Mes camarades de promotion étaient, en majeure partie, tous brillants.

Pourtant, aucun d’entre eux ne partageait ma vision : que cela était réalisable.

 

Après cela, je suis allé voir un de mes responsables de formations, notamment le responsable  de la chaire sur la vente et la stratégie marketing.

 

C’est un homme brillant qui a eu une solide expérience de la vente, chez Xerox notamment.

En tant que professeur, je ne peux nier l’apport qu’il m’a donné sur les techniques de vente et la stratégie commerciale.

 

Néanmoins, lors d’un entretien privé avec lui, je lui ai exposé mon souhait :

Entreprendre à la sortie de mes études.

 

Il m’a alors répondu :

« C’est bien trop tôt. Attend d’abord quelques années. Tu as besoin de t’aguerrir et tu manques d’expériences. Après tes années d’expériences, tu pourras le faire, mais là, c’est bien trop tôt.

En plus, en France, il est vraiment difficile d’entreprendre. Dans quelques années cela s’arrangera peut-être ».

 

C’était un conseil juste et plein de sagesse.

Avec du recul, je ne me donnerais certainement le même si j’avais été à sa place. Et pour tout vous dire, je l’ai fait lorsque des jeunes entrepreneurs sont venus me demander des conseils, car ils avaient le désir d’entreprendre également à la sortie de leurs études.

 

Pourquoi ai-je fait cela me direz-vous ?

 

Tout simplement parce que c’est un conseil juste et plein de sagesse.

C’est également un conseil « paternaliste » sécurisant pour soi et pour l’autre.

On se dit à ce moment-là : « si je lui dis d’entreprendre et qu’il échoue, j’aurais peut être une part de responsabilité et puis cela ne lui ferra pas de mal de voir d’abord ce que c’est que d’être salarié ».

 

Bien évidemment, je n’ai pas suivi le conseil de mon professeur, et ce,  malgré tout le respect et la confiance que j’ai en lui.

 

J’avais un désir tellement brûlant d’entreprendre que peu m’importait ce que les autres pouvaient me dire.  Je savais ce que je voulais faire quitte à me bruler les ailes.

 

Au final et avec du recul, je comprends son conseil.

 

Pourquoi ? Parce que d’une certaine manière cela permet également de tester la motivation de l’entrepreneur.

 

Si la personne devait renoncer à son désir et son rêve d’entreprendre simplement parce que d’autres lui disent cela, c’est qu’il n’est en effet pas prêt…

 

Le chemin de l’entreprenariat est semé d’embûche.

Il y a tant de moments difficiles où il est tellement plus simple d’abandonner alors si vous renoncez dès le départ parce qu’on vous l’a dit ; c’est que : « Oui, vous n’êtes vraiment pas prêt pour entreprendre ».

 

 

Par contre, si vous faites fis de tout ce que l’on peut vous dire.

Si vous savez au fond de vous même que cela est votre destin et que c’est ce que vous voulez réellement faire, alors vous le ferez malgré tout ce que les autres pourront vous dire.

 

Pour ma part, lorsque j’ai, moi aussi, donné le conseil d’attendre un peu, je voulais au fond de moi que l’autre fasse fis de ce que je lui disais et qu’il entreprenne malgré mes recommandations.

 

C’est le signe que vous avez un tempérament suffisant fort pour prendre en main votre vie et vos responsabilités.

Que vous saurez faire face aux difficultés que vous rencontrerez forcément au cours de votre parcours d’entrepreneur.

 

 

Alors, prenez le conseil des sages avec des pincettes.

Parfois ces conseils donnés servent uniquement à tester votre tempérament et votre désir réel d’entreprendre.

 

Au fond de vous, si vous savez que c’est ce que vous voulez, alors vous le ferez.

Qu’importe ce que peuvent vous dire les autres. Aussi sages que puissent être leurs conseils.

 

« Le grand souci des hommes d’affaires français n’est pas de gagner de l’argent,

mais d’empêcher les autres d’en gagner. »
Tristan Bernard

 

 

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