tout ce que l'on ne m'a pas appris à l'école

Tout ce que l’on ne m’a pas appris à l’école – de Alain Cayzac

   

Résumé de Tout ce qu’on ne m’a pas appris à l’école – de Alain Cayzac

Alain Cayzac a été anciennement Président du PSG et cofondateur de l’agence RSCG.

Son livre est un condensé de conseils pour tout entrepreneur qui se lance.

 

Il se lit très facilement. Pour ma part, je l’ai bien apprécié.

Même s’il ne rentre pas forcément en profondeur sur chacun des thèmes abordés, ce livre a le mérite de donner des éléments instructifs et de poser ou de (re)poser quelques fondamentaux:

 

Points importants à retenir du livre :

 

Chapitre 1 :

« Nourrissez des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit »

 

Chapitre 2 :

« Il faut porter loin son regard, au delà des contingences du quotidien. Quand on ne sais pas où on va, il y a peu de chances que le hasard nous y emmène »

 

Chapitre 3 :

« Plutôt que de gentillesse, qui fait malheureusement immédiatement penser à de la faiblesse, je préfère parler de ce que les anglo-saxons appelle ‘to care’ : cette aptitude à s’intéresser à autrui, à en prendre soin, à le considérer. Voilà ce que je voudrais ériger en principe de management.

 

Chapitre 4 :

« On a tôt fait de stigmatiser ce que l’on ne comprend pas, alors que c’est en se confrontant à altérité que naissent les solutions. il faut savoir changer de terrain pour maîtriser à nouveau l’arène ».

 

Chapitre 5 :

« Réchauffer les plats est rarement une bonne idée. Tout comme se mettre au service du regard des autres. Car si vous ne savez pas vous en détacher, c’est ce regard qui se détournera de vous. Avec bien plus de violence »

 

Chapitre 6 : Pour garder tes amis, ne leur pardonne pas tout

« Je trouve toujours horripilant cette incapacité qu’ont certains de critiquer leurs amis. Cet empire de la mièvrerie, où le masque de la bienveillance ne dissimule rien d’autre qu’une grande lâcheté. Bien au contraire, une relation se nourrit. En la sanctuarisant, on la pousse à se dessécher. Jusqu’à pourrir d’ennui. Qu’on se le dise, trop de complaisance nuit à l’amitié »

 

Chapitre 7 :

« Changer son fusil d’épaule est parfois le signe d’une grande maturité »

 

Chapitre 8 :

« Rebondir n’est qu’une question de volonté, il faut aussi en avoir les moyens. Face à un revers de fortune, cependant, gardez à l’esprit que le meilleur est peut être à venir, et qu’il s’agit d’être prêt à le  provoquer »

 

Chapitre 9 : Sois un Chef, pas un p’tit chef

L’autorité naît de la compétence et de l’admiration, pas de l’intimidation. En montant sur les tables pour hurler qu’on est un chef et en se comportant comme un petit caporal, on aura juste prouvé qu’on est indigne d’être un leader

Ca vaut dans tous les milieux professionnels. Un entraîneur de foot qui hurle et menace, comme il y en a d’ailleurs de moins en moins, échoue immanquablement.

« Joue et tais-toi », ca ne fonctionne pas.

Celui qui communique, qui prend le temps d’expliquer ses décisions, à un pouvoir plus grand que celui qui éructe, malgré les apparences.

 

Chapitre 10 : Sois bref et tais-toi

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement…et brièvement.

Votre temps est compté, utilisez le plutôt à réfléchir.

Celui de votre interlocuteur l’est tout autant : Faites lui poliment grâce des détails.

« Pour être convaincants, soyez convaincus, bien sûr, mais surtout bref »

 

Chapitre 11 : N’entre pas en guerre contre ton actionnaire, il a toujours raison

« La tentation est grande de s’approprier l’entreprise que l’on dirige.

Mais il faut la repousser à toute force, au risque de se faire sortir un beau matin.

Les exemples ne manquent pas de managers qui ont oublié cette évidence. Ils s’en sont mordu les doigts. »

 

« Ne soyez pas un doux rêveur. L’argent est le nerf de la guerre, comme on dit. Celui qui tient les cordons de la bouse, même si personne ne connaît son nom, est le seul vrai décisionnaire. Et il jugera votre travail en fonction de vos résultats et des dividendes qui lui seront versés, pas de votre « bonne gueule ».

 

Chapitre 14 : Inutile de clamer tes erreurs, d’autres s’en chargeront pour toi

En communication, le second degré est un jeu dangereux. On croira ce que vous dites, point à la ligne. En espérant avoir l’air modeste, le plus souvent par coquetterie que par honnêteté, vos aurez juste l’air faillible

 

Chapitre 15 : Ne tends pas l’autre joue

Le pardon n’est pas toujours le signe d’une grande sagesse. Dans le monde des affaires, mais pas seulement, il est plus souvent interprété comme une marque de paresse, voir de faiblesse. Loin de faire taire les importuns, il les pousse à revenir à la charge.

« Mon expérience m’a simplement appris que se laisser malmener est un jeu dangereux. On finit toujours au sol. Difficile, alors de se relever. Sachez chasser ceux qui veulent vous faire chuter »

 

Chapitre 16 : Ne dis pas «on a gagné, ils ont perdu »

L’entreprise est un sport collectif. Les défaites comme les victoires sont liées à la cohérence du groupe, pas au génie d’un seul homme. Il est trop facile de s’attribuer les victoires et de laisser les autres se débrouiller avec les défaites

« Alors rendons aux armées de César ce qui leur appartient : Un leader fort sans équipe derrière lui n’est rien. Alors qu’un collectif fort peut parfois se débrouiller sans génie charismatique ».

 

Chapitre 17 : Pour avoir du talent, travaille !

Vous avez de la chance, si votre talent vous permet de ne pas travailler. Moi pas.

« La chance ne sourit qu’aux esprits préparés », disait Pasteur

Ne vous y trompez pas : le grand avantage du talent, c’est qu’il a l’élégance de cacher la sueur des besogneux sous un peu de poudre…aux yeux.

 

Chapitre 18 : Méfie-toi de ta première impression, c’est souvent la bonne

Faites vous confiance. Ce que vous ressentez en rencontrant quelqu’un augure de votre relation à venir. Si l’on ne peut prédire l’avenir ni déceler les compétences de son interlocuteur dans les premières minutes, on sent très vite s’il est fiable ou si c’est un mystificateur

 

Chapitre 19 : Va, cours, vole et transpire !

Vous allez penser que ça relève de l’obsession…Mais, croyez-moi, les ennuis s’allègent à chaque foulée, chaque brasse, chaque coup de ballon. Pour lutter contre la fatigue et le stress, transpirez !

« Mieux que le Prozac, mieux que dix ans de psychanalyse, mieux qu’une séance de yoga ou qu’une consultation de réflexologie, le sport est la seule véritable parade aux emmerdements de la vie moderne.

 

Chapitre 20 : Fais de chaque contrainte une opportunité

C’est bien connu, les artistes et les créatifs, pour bien travailler, ont impérativement besoin d’une prairie où courir nus comme des vers, les cheveux aux vent. Ne vous y trompez pas, ce sont les contraintes qui font naître l’inventivité. On ne peut s’affranchir que de ce qu’on maîtrise

 

Les limitent poussent à la créativité. C’est vrai dans tous les domaines. Un viticulteur fait avec les contraintes de son cépage, de son terroir, de la douceur ou de la rugosité de son climat.

C’est en tirant le meilleur partie de tout un faisceau d’impératifs qu’il parviendra au grand cru escompté. Dans le foot, les joueurs se plaindront plus souvent d’un manque d’encadrement que de l’inverse.

Ils diront d’un entraîneur que ne leur donne pas de vraies orientations qu’il manque de vision pour le groupe.

 

Si chacun n’a pas une place attribuée, s’ils ignorent dans quel couloir ils doivent jouer et quelle attitude, entre l’attaque et la défense, on attend d’eux, le terrain va se transformer en champ de bataille.

 

Mais, pour être là où on ne vous attend pas, encore faut-il savoir où l’on vous attend.

 

Chapitre 21 : Apprend à ne pas faire confiance

Faire confiance, c’est bien, ne pas faire confiance, c’est mieux. Voilà qui va à l’encontre des règles habituelles de management. Voilà aussi qui peut vous inciter à être plus vigilant et moins paresseux.

Je préfère finalement être envahissant qu’inaccessible. Un collaborateur vous en voudra moins de vous avoir toujours sur le dos que de ne pas savoir à quoi, au juste, vous ressemblez.

 

Chapitre 22 : Cultive tes racines

En gardant à l’esprit les points de repères de notre histoire, on ne vieillit pas moins vite, certes, mais on vieillit mieux. Sans doute pas plus heureux, mais peut-être plus humble, et plus responsable.

 

Chapitre 23 : « Idées reçues tu dézingueras »

Les idées reçues sont pareilles aux atomes d’oxygène, innombrables, infinies. On ne cesse de répéter, tels des perroquets savants, des énoncés que l’on ne prend pas le temps de soumettre à notre jugement. La bêtise est bien pire que l’immoralité.

 

Une figure quasi immuable, la généralisation abusive.

 

Chapitre 24 : Garde ton optimiste pour la météo

Un optimiste est un pessimiste mal informé, a-t-on coutume de dire. Comme ils sont fatigants et démotivants, ces rabats-joie de tous poils dont la frilosité noircit inlassablement le monde. Mais il y a pire : les autruches qui foncent dan le mur en rêvant à cet avenir rieur qui les attend.

 

Je ne conseillerais à personne de troquer ses espoirs contre des amertumes, ses ambitions contre des renoncements. L’optimisme est au contraire une clé de la réussite, et les désespérés me désespèrent.

 

Comme toujours, la sagesse réside dans la mesure. L’optimisme comme le pessimiste sont victimes d’un défaut de vision : chacun déforme la réalité à sa convenance. Celui qui voit le monde comme il le rêve est simplement plus sympathique que l’autre…

 

Ne pas vivre dans l’angoisse, certes, mais surtout, ne pas verser dans l’insouciance.

 

Chapitre 25 : « Ne te cache pas derrière de fausses excuses »

Rares sont ceux qui ne tombent pas dans l’écueil de « la faute à pas de chance ». La vérité, qui n’est pas facile à entendre, c’est qu’un échec reste un échec. On peut être un patron charismatique, porté aux nues par ses collaborateurs, générateur de dix bonnes idées à l’heure, si à la fin de l’année, les résultats de son entreprise sont mauvais…C’est qu’on a été mauvais. Point barre.

Bien sûr, il arrive que les éléments se liguent contre nous. Mais les situations ne sont jamais à 100% favorables.

 

Le propre d’un dirigeant est de savoir faire face aux situations complexes, et même de les anticiper. S’il ne parvient pas à renverser la vapeur, c’est qu’il n’est pas à sa place. Dire que l’on a échoué à cause de l’adversité, c’est trop facile : si le fleuve coulait tranquille, vous ne seriez pas là.

 

Rien ne sert de maudire ce qu’on ne maîtrise pas. Mieux vaut concentrer ses efforts sur la seule et unique chose qui dépend vraiment de nous, notre propre comportement.

 

Chapitre 27 : Ne laisse pas ton client faire la loi

Le client n’est pas roi. Non, vous n’êtes pas là pour aller dans son sens, mais pour le convaincre. S’il avait eu besoin de pommade, il serait allé se faire masser.

 

Et s’il y a une règle qui ne souffre pas d’exception dans la vie professionnelle, peut être même dans la vie tout court, c’est qu’il vaut mieux être respecté qu’aimé.

 

Chapitre 28 : Dépêche toi de prendre le temps

Un jour, on se réveille et le temps qui passe est devenu le temps qui reste. Comme on n’a souvent pas vu ses enfants grandir, on ne se voit pas vieillir. Ne méprisez pas les moments de bonheur en vous en détournant trop vite. Prenez, au contraire, le temps de les graver dans votre mémoire.

 

Rien de très original dans mon propos. L’injonction du Carpe Diem, ou de profiter de l’instant présent, n’est pas nouvelle. On oublie simplement qu’elle ne va pas de soi.

Qu’être entièrement présent à un moment donné requiert un réel effort.

 

Les contingences de la vie quotidienne ont trop souvent raison de nos quarts d’heure de bonheur.

Les années passent. Finalement, si j’ai un conseil à donner, c’est d’essayer de provoquer, autant que possible, des premières fois. En vieillissant, mettez vos charentaises au panier, multipliez les occasions de faire la fête, voyagez, retrouvez le goût de l’aventure.

 

Chapitre 29 : Tu ne te perdras jamais dans le droit chemin

 

Contrairement à ce que l’on aime penser, les escrocs, magouilleurs, et autres mystificateurs ne vont jamais très loin. Si l’on peut espérer des succès fulgurants en contournant les lois, seule l’intégrité paie à long terme.

 

Chapitre 30 : « Pense à tes maîtres »

L’admiration est un sentiment non seulement louable, mais précieux. Se reconnaître des maîtres, hommes ou femmes qui éclairent, d’une manière ou d’une autre, les choix d’une vie, ne consiste pas à se soumettre.

 

Admirer n’implique pas d’imiter. Et ce qui peut être pris pour un aveu de faiblesse est en fait la preuve,je crois d’une certaine lucidité. Admettre ses lacunes, reconnaître que d’autres savent ce que l’on ignore, c’est ainsi que l’on avance.

 

Chapitre 31 : Dérange les pierres, mais respecte les codes

 

Soyez confiant et ambitieux, certes. Mais le poids, des traditions pèsera toujours plus lourd que le vôtre. Alors, avant de vous attaquer aux montagnes, commencez par déplacer le caillou, juste à vos pieds.

 

On ne change pas profondément les choses en envoyant tout valser, en arrivant tel un bélier pour enfoncer la porte. De toute façon, les codes se rappelle à vous si vous avez omis de les saluer.

 

Qu’ils soient arbitraires ou justifiés, certains codes fonctionnent comme les points de stabilité d’un milieu. Vus de l’extérieur, ils peuvent sembler absurdes, idiots, parfois même néfastes. Mais lorsque l’on loue une maison, on peut changer les meubles, ajouter des peintures aux murs, pas casser les fondations.

 

Chapitre 32 : « Just Be You »

 

Ce que l’on te reproche, cultive-le, c’est toi », écrivait Voltaire. Vas les masques ! Non seulement, on n’échappe pas à ce qu’on est, mais la sincérité est un atout aussi précieux que rare.

 

« je suis comme je suis, je suis faite comme ça » : Comme Gréco chantant Prévert dans un éclat de rire, essayez d’être fidèles à vous-mêmes.

 

 

Chapitre 33 : «  Si tu veux être fort, entoure toi de forts »

 

Faites vous confiance. Oubliez les faire-valoir, les « porteurs d’eau », comme on dit sur le tour de France. Tout le monde en sortira gagnant.

 

Mettez votre orgueil de coté. Et gardez en tête que, pour le bénéfice de votre propre carrière, comme pour celui de votre boîte, mieux vaut adopter la bonne idée d’un autre qu’une mauvaise idée de vous-même.

 

Chapitre 34 : Provoque, mais à bon escient

 

Ce sont les trublions qui font avancer la société, pas les consensuels. Dans un monde où l’on écoute celui qui parle plus fort que les autres, ceux qui osent franchir les lignes rouges, tant qu’elles ne sont pas entachées de sang, ont plus de chances de faire entendre leurs voix.

 

La provocation est avant tout un appel, une interrogation. Le vrai seul enjeu est de le lancer au bon endroit et au bon moment. C’est là toute la difficulté de ce périlleux exercice.

 

Chapitre 35 : « Savoure le temps tant qu’il est là »

 

Chapitre 36 : « Ne fuis jamais la confrontation »

 

Les sujets qui fâchent sont vicieux : plus on les évite, plus ils fâchent. Se dérober devant les obstacles, fuir le désaccord, c’est s’acheter à prix d’or une paix fragile et éphémère. Affrontez les problèmes tant qu’ils sont encore solubles.

 

On pense souvent bien faire en traitant les tensions à la légère, en les prenant pour des épiphénomènes solubles dans le temps, auquel, comme le disait Mitterrand, il faudrait « laisser du temps ». Mais ce qui traverse ma carrière – et aussi, d’ailleurs, ma vie personnelle – c’est qu’il vaut toujours mieux faire le pari de la collision. Si on laisse la voie libre aux petits ruisseaux, on peut être sûr qu’ils se transformeront en Grand Canyon.

 

Chapitre 37 : « N’abdique pas l’honneur d’être une cible »

 

Les critiques sont le privilège de ceux qui se sont engagés. Respectez-les autant que vous les combattez. C’est la dure loi de ceux qui veulent sortir du troupeau ; si vous ne l’acceptez pas, restez caché.

 

Que ceux qui souhaitent faire entendre leurs convictions, avoir des responsabilités, aient bien en tête qu’ils n’en sortiront pas indemnes. C’est en tout cas mieux que de se taire, de ne rien faire, de rester au chaud derrière le troupeau. D’une certaine manière, ceux qui se dégonflent face aux critiques sont ceux qui les méritent.

 

Chapitre 38 : « Quand on te conseille de ralentir, fonce 

 

La seule voix qui sait ce qui est bien pour vous, c’est la vôtre. Suivez vos élans, revendiquez le droit à l’audace et au déraisonnable et faites taire les conservateurs qui ne manquent jamais une occasion d’émettre des avis définitifs.

 

Aller au bout de ses envies implique de retrousser ses manches et d’aller contre le vent. La facilité est un leurre, qui mène droit dans les sables mouvants.

 

 

 

Conclusion :

 

Oubliez les trente-huit précédents. Laissez votre propre désir, vos propres envies, vos propres impératifs couvrir, de leurs hurlements de joie, les préceptes que j’ai cherché à vous transmettre. Ce livre, passage de témoin d’une vie professionnels difficile, mais ô combien riche et enthousiasmante, je le conçois comme une digression autour de la nécessité, en dernière instance, de n’écouter que son désir.

 

Même s’ils sont bienveillants, fins et sensés, les conseils des autres ne seront jamais  au diapason de votre vie. Aucune expérience n’est transposable, aucune décision universelle. Les choix que j’ai faits, et qui m’ont semblé si évidents, un autre les aurait exclus, sans pour autant moins bien réussir, peut être même mieux.

 

Le secret, c’est de faire taire le boucan assourdissant que font ceux qui pensent savoir ce qui est bon pour vous. Regardez-y de plus près : le plus souvent, ils ne savent eux mêmes pas très bien ce qui est bon pour eux.

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